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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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conseiller du Roi, le chancelier Oxenstjerna, qui com-mandait alors le corps doccupation de la Prusseorientale, était davis quon se tînt sur la défensive.LEmpereur navait guère moins de 150,000hommessur pied, en comptant les troupes de la Ligue catho-lique; or, le calcul des forces disponibles de la Suèdeétait bien vite fait : pour constituer larmée dopéra-tions, on possédait environ 15,000 soldats, tantSuédois quAllemands et Écossais, plus6,000hommesdétachés à Stralsund et 5,000 autres restés en Livo-nie et dans la Prusse polonaise, dont il était difficilede disposer au premier moment. Quand bien mêmeon épuiserait les dernières ressources de la Suède, ladisproportion des forces resterait encore trop grande.En outre, une guerre prolongée avait ruiné les Étatsprotestants dAllemagne, et si lon pouvait compterjusquà un certain point sur leur appui moral, onnen tirerait probablement aucun secours effectif.Pour ces diverses raisons, on devait sabstenir datta-quer et se borner à repousser les Impériaux silstentaient quelque entreprise contre Stralsund oucontre les récentes acquisitions des Suédois sur lescôtes méridionales de la mer Baltique. Dautres séna-teurs faisaient observer que si lon sengageait enAllemagne, on pourrait bien inspirer aux Danois,aux Moscovites et surtout aux Polonais, avec lesquelsla paix était, en somme, assez précaire, lidée de venirattaquer, sinon la Suède elle-même, du moins sespossessions doutre-mer ; ils ajoutaient quil ne suffi-sait pas de débarquer à Stralsund et de prendre pieden Poméranie et dans le Mecklembourg, pour obtenirles résultats quon se promettait : il faudrait semparer