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d’Usedom, il s'empara de l'île voisine de Wollin, etréduisit ou fit réduire par ses généraux les petitesplaces ou postes fortifiés qui défendaient les embou-chures de la Peene, de la Svvine et de la Divenoxv.
Les Suédois ne trouvèrent de résistance qu’àKammin, à Wolgast et à Greifswalde ; Kammin,immédiatement attaqué, se rendit au bout de huitjours et les vainqueurs y trouvèrent une grandequantité de subsistances; Wolgast, que Gustave-Adolphe se contenta d’abord de faire observer parKnyphausen, capitula dès que le siège eut été sérieuse-ment entamé (16 août); quant à Greifswalde, contrelaquelle avait été vainement dirigée une premièretentative, elle ne devait succomber que l’année sui-vante.
Ces premiers succès de Gustave-Adolphe lui coû-tèrent peu de temps et peu de monde, tout en affer-missant la confiance de ses soldats. Quant à la courde Vienne, elle ne semblait même pas s’inquiéter dece qui se passait de ce côté ; les principaux générauxétaient ailleurs : Waldstein, à Memmingen, surveil-lant la Diète de Ratisbonne, qui intriguait pour luifaire enlever son commandement et était sur le pointd’y réussir; Tilly, dans le centre de l’Allemagne,tout occupé à faire exécuter l’édit de restitution. Ilest vrai que l’Empereur avait en Poméranie et dansles provinces limitrophes une trentaine de millehommes, mais ils étaient disséminés dans de nom-breuses garnisons, et le général qui les commandaitdepuis le départ de Waldstein, l’Italien TorquatoConti, n’était pas de taille à lutter avec le roi deSuède.