escorte de dragons : un transfuge de l’armée impé-riale, le lieutenant Quinti Aligheri j 1 ), qu’il avaittrop facilement accueilli, le fit tomber dans uneembuscade dont il ne se tira qu’à grand’peine etgrâce à l’arrivée opportune d’un gros de cavaliersfinlandais. Dans le même temps, les Suédois éprou-vaient un léger échec à l’ouest de Stettin ; 300 d’entreeux, envoyés à Pasewalk pour réprimer les coursesdes Impériaux, y étaient attaqués par 3,000 hommesdétachés du camp de Garz aux ordres du colonelGœtz, forcés, malgré une courageuse résistance, etmassacrés jusqu’au dernier.
Un général plus entreprenant que Gonti, avanta-geusement posté, comme il l’était, aux portes mêmesde Stettin, aurait pu inquiéter les Suédois d’unefaçon plus sérieuse. Mais, à part ces tentatives isolées,le commandant des forces impériales en Poméraniesemblait borner son ambition à se maintenir dans seslignes, et Gustave-Adolphe, jugeant qu’il avait peude chose à craindre de ce côté, se détermina àenvahir le Mecklembourg. Plusieurs motifs l’y pous-saient : d’abord, comme on l’a dit plus haut, le désird’élargir sa base d’opérations et de ravitaillement,en prenant pied dans le bassin de l’Elbe et en semettant en communication avec les villes hanséa-tiques de Hambourg et de Lübeck, dont il espéraittirer des hommes et de l’argent; ensuite, la nécessité detendre la main aux rares alliés qui jusque-là avaientembrassé sa cause et qu’il eût été dangereux etimpolitique d’abandonner au ressentiment de l’Ein-
(') D’après Khevenhiiller, qui dit avoir connu cet officier ;Chemnitz l’appelle Quinti di Ponte.