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sous Schaumburg, et ramena la moitié de son arméeà Stettin. Baner, laissé à Demmin, fut chargé détenirtête à Tilly, dont Knypliausen, posté à Neu-Branden-burg avec 2,000 hommes, devait surveiller les mou-vements, tandis que Tott pousserait activement lesiège de Greifswalde, qui tenait toujours pour l’Em-pereur. Si les Impériaux cherchaient à délivrer cetteville, Baner s’efforcerait de leur en disputer lesapproches, jusqu’à ce que le Boi pût lui venir en aide;s’ils faisaient irruption dans le Meeklembourg et mar-chaient vers Bostock avec des forces supérieures, legénéral suédois se bornerait à couvrir Stralsund etirait prendre, à cet effet, une bonne position derrièrela Recknitz, sa droite à Dammgarten, sa gauche àDemmin; si enfin Tilly pénétrait dans l’Uckermark,pour se tourner contre Garz ou même contre Stettin,Baner et Ivnyphausen réunis dirigeraient une attaquecontre Prenzlow pour l’inquiéter sur ses derrières, etcombineraient leurs mouvements avec ceux de l’arméedu Roi.
Le généralissime impérial, croyant toujours leRoi occupé à la conquête du Meeklembourg, n’avaitd’autre projet que de l’y aller chercher et de lui livrerbataille. En quittant Francfort, il s’était d’aborddirigé vers l’ouest, pour s’éloigner de la rive gauchede l’Oder, presque aussi complètement ruinée quela rive droite, avait passé la Sprée à Fiirstenwalde,la Havel à Brandenburg, et était remonté ensuitepar Fehrbellin vers Ruppin. Ayant alors appris lareddition de Demmin, — de la bouche de -Savellilui-même, qu’il chassa ignominieusement de soncamp, — il s’était arrêté plusieurs jours à Ruppin,