dérer que comme une dernière ressource. En effet,les fortifications consistaient alors en une simplemuraille flanquée de tours, que couvraient un retran-chement non bastionné de faible profil et un fosséassez large, il est vrai, et rempli d’eau. Il y avait bienune ligne de redoutes en avant des faubourgs, maisces derniers avaient été brûlés par ordre de Tiefen-bacli, et les ouvrages extérieurs à peu près aban-donnés. Les Suédois s’en emparèrent donc sans trouvergrande résistance, et quatre batteries vivement con-struites commencèrent à c-anonner la place dès lapremière nuit.
Le lendemain, à midi, la tenaille qui couvrait laporte de Guben tomba au pouvoir de l’ennemi, quiinstalla à côté une nouvelle batterie de 12 grossespièces et commença à battre en brèche ; les assiégésse défendaient si mal que le Roi se décida à ne pasdifférer l’assaut. On en faisait les préparatifs, lors-qu’un lieutenant d’origine saxonne, André Auer, dePegau, s’apercevant qu’un point du rempart étaitinsuffisamment gardé, fit apporter quelques échelleset prit sur lui de tenter l’escalade avec une centainede mousquetaires. Le coup de main réussit pleine-ment, bien que les défenseurs n’aient pas tardé àaccourir en foule. Ce que voyant, Gustave se hâte defaire soutenir Auer par plusieurs régiments; enmême temps, Baudissin et ses cavaliers font irruptiondans la ville par la porte de Guben, qu’un pétard aenfoncée, chargent les cuirassiers autrichiens qui seportent à leur rencontre, et les rejettent sur l’infan-terie, déjà pressée par les fantassins suédois quiavaient pénétré à la suite ..d’Auer et par la porte de
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