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conseil de guerre, auquel il représenta l’impossibilitéde continuer le siège et de s’opposer en même tempsà Gustave-Adolphe, ne dissimulant pas qu’à son avisune surprise n’avait aucune chance de succès. Pap-penheim soutint énergiquement son opinion; mais lesgénéraux, craignant l’événement, n’ouvraient que desavis timides, lorsqu’un simple colonel, dont l’histoiren’a pas conservé le nom, soutint qu’on pénétrerait faci-lement dans la ville le matin, de bonne heure, les bour-geois ayant coutume de retourner alors chez eux pourse reposer des fatigues de la nuit. Cet avis prévalut,et, il fut résolu que l’assaut aurait lieu le lendemainmatin, 20 mai, à cinq heures, de tous les côtés à lafois. Pendant cette délibération, le feu des batteriesd’attaque, très vif les jours précédents, avait étépresque complètement suspendu, ce qui avait renduquelque confiance aux assiégés.
La nuit du 19 au 20 ayant été parfaitement tran-quille, les habitants et une partie des soldats ren-trèrent au matin dans la ville, tandis que Falkenbergse rendait au Rathhaus pour combattre dans le Sénatles projets de capitulation. Au dernier moment, pour-tant, Tilly recommença à hésiter; il différa jusqu’àsept heures de donner le signal convenu et ne s’y décidaque lorsqu’on lui eut assuré que les remparts étaientpresque complètement dégarnis de défenseurs. Pap-penheim lança le premier ses troupes, escalada le para-pet sans grande peine et enleva les faibles postes quiétaient encore sous les armes. Les soldats impériauxcommençaient à se répandre dans la ville lorsque Fal-kenberg, accouru au bruit de la fusillade, prit d’unemain vigoureuse la direction de la résistance. De