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construire les retranchements qui devaient envelop-per les faubourgs, et bourgeois, paysans et soldatsdéployèrent tant d’activité et de zèle que les lignesachevées dans les premiers joursub juillet, uns uuvrages fermés les renforçaient dedistance en distance, des demi-lunes couvraient lesavenues principales, et 300 bouches à feu, tirées engrande partie de l’arsenal de Nurenberg, garnis-saient les retranchements et les tours de l’enceinte.Les Nurenbergeois tinrent également à participeractivement à la défense; tous les hommes de 18 à40 ans, en état de porter les armes, furent appelésà faire partie de la milice, comme à l’époque où laville était menacée par Tilly; l’armée de Gustave setrouva ainsi renforcée d’environ 30,000 hommes,qui, à la vérité, n’auraient pas été d’une grandeutilité en rase campagne, mais à qui on pouvait cou-der la garde des remparts et des postes les moinsexposés, ce qui rendait les troupes suédoises entière-ment disponibles. D’ailleurs, les plus jeunes et lesplus déterminés des miliciens, au nombre de 8,000,formèrent 24 compagnies actives, que l’on pouvait àla rigueur employer à l’extérieur. Les approvision-nements ne manquaient point, ou du moins on avaitdes grains en abondance ; mais le nombre des bouchesinutiles fut malheureusement accru par l’affluencedes paysans qui venaient chercher un refuge dansle camp. Les fourrages, par contre, faisaient défaut,et l’on ne put en faire rentrer qu’une petite quantitéavant l’arrivée des Impériaux.
Cependant, Waldstein approchait avec ses 60,000hommes, formant 200 compagnies à pied et 300 à