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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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quavait conçu Waldstein damener le Roi à compo-sition sans courir les chances dune défaite. Un mo-ment, pourtant, le duc de Friedland aurait pu secroire près darriver à ses fins, dune manière inat-tendue, car pour la première fois dans larmée deGustave-Adolphe, on put remarquer de véritablesferments dindiscipline, et il y eut même parmi lesrégiments allemands, officiers compris, un commen-cement de révolte, dont les retards apportés au paye-ment de la solde furent le prétexte. Ce qui étaitfut payé, grâce à un emprunt fait à la ville de Nu-renberg; mais Gustave fit rentrer tout le mondedans le devoir en ordonnant quelques exemplessévères et en menaçant les Allemands de les fairemassacrer par ses Suédois. Lordre rétabli, Gustavenattendait plus pour agir que larrivée des renfortsen route pour le rejoindre, surveillant non sansinquiétude le duc de Friedland. Effectivement,Oxenstjerna approchait, et son armée, grossie succes-sivement par les corps rappelés de la Hesse, de laThuringe, de la Souabe et de la Bavière, comptaitde 36,000 à 40,000 hommes, lorsquil arriva le19 août à Windsheim, sur lAisch f' 1 ). Gustave setenait prêt à aller à sa rencontre et à sopposer auxentreprises que Waldstein pourrait tenter pour empê-cher leur réunion. Mais le généralissime impérial ne

(*) Lee historiens diffèrent sensiblement sur ce point. LeTheatrum Europœum évalue la force de larmée dOxenstjernaà 50,000 hommes; W. Harte, à 26,000; Gualdo Priorato, à18,000 seulement; le chiffre moyen auquel on a cru devoirsarrêter est celui que donne Roese dans son Histoire de Bern-hard de Weimar, et que La Roche du Jarrys a égalementadopté.