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1 (1752) Une Introduction à l'Architecture, un Abrégé Historique de la Ville de Paris, & la description des principaux Edifices du Faubourg St.Germain
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iv ^ PRE F A C E.

Cet'aveu donne assez à connoître que jenai pas prétendu faire un Livreni me décorer du titre fastueux dAuteur - mais seulement offrir des réste-xions Sc non des leçons. .Javertis aussi que quoique de tous les tems la cri-tique ait été regardée comme un bien nécessaire a u progrès des Arts, cenest point dans cet esprit que je condamne lexécution de certains bâtimens:toutes les personnes impartiales sappercevront que j approuve très-sou-vent par le plaisir raisonnable de louer ce qui est véritablement beau, Scque st je blâme quelquefois, c est parce que je fuis convaincu que pourinstruire ceux qui en ont besoin, il est en quelque sorte nécessaire dexa-miner la source des défauts dans lesquels les autres font tombés. Au restej explique autant qu il est possible la cause de la médiocrité, & je proposedes moyens sûrs pour léviter en examinant tous les édifices élevés pour lamême fin, de même qu'en opposant aux licences trop hazardées les précep-tes des Grecs & des Romains mis en parallèle avec les exemples les pluscélébrés que nous ont laissé les Architectes François du dernier siécle, Scles plus habiles de ceux du tems nous vivons.

Ce moyen ma paru dautant plus sûr que Inexpérience nous a fait con-noître que la comparaison est la véritable route de finstruction. En effet,en vérifiant le rapport que deux Edifices élevés par deux Auteurs différonsfous le même régné & dans le même siécle ont ensemble Sc avec les monutnensde lantiquité, â en les mettant en parallèle, cest-à-dire les ouvrages desanciens avec ceux des modernes, Sc ces derniers lun avec lautre, na-t-onpas droit defpérer que lon arrivera à lexcellence de son Art.

Peut-être f esprit de comparaison répandu dans le cours de ce Recueilfera-t-il des mécontens - mais il sagissoit dinstruire. Dans toute autre cir-constance jaurois fans douteuse' de plus de circonspection; ici jai cru de-voir préférer le langage dun observateur sincere à celui dun Ecrivain com-plaisant dont la retenue est souvent préjudiciable aux progrès dun art li-bre. Javertis donc quavec la meilleure façon de penser fur le compte demes compatriotes, Sc plein dune estime peu commune pour tous les Ar-tistes qui se distinguent dans leur profession, je hazarderai mon sentimentavec franchise, persuadé que mon devoir dans la place que joccupe mau-íorise à regarder dun œil bien différent les ouvrages défectueux Sc médio-cres que ceux qui font reconnus bons & excellons. D'ailleurs ce partima paru dautant plus nécessaire que relever les défauts d un édifice avecune forte de jugement est le véritable moyen de faire arriver les autres àla perfection, Sc quen général on doit fe méfier de ceux qui napperçoi-vent que des beautés dans un bâtiment, cette maniéré dexamen annonçantpresque toujours un génie paresseux ou ignorant.

Sil navoit été question que de donner la description des bâtimens quicomposent ce Recueil, des faits historiques Sc quelques citations auroientsuffi , mais nos vues fe font étendues plus loin; en faisant remarquer lim-portance de la plupart de nos bâtimens François, & en rendant justice à la cé-lébrité de quelques-uns de nos Architectes, on a voulu néanmoins éclairerceux qui font bâtir Sc les hommes du métier. Pour cet effet il a fallu rangerdans une classe différente les beautés reconnues réelles Sc convaincantes Sc lesdistinguer davec-celles qui ne font qu arbitraires pour en conseiller une ap-plication