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1 (1752) Une Introduction à l'Architecture, un Abrégé Historique de la Ville de Paris, & la description des principaux Edifices du Faubourg St.Germain
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FoírSatìondans deslieux ma-récageux.

Fondationíur un ter-rain ferme.

ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. I.

Des fondations dans les lieux marécageux »

De tous les terrains dont nous avons parlé , les lieux marécageux font les plusimpraticables, les plus mal sains Sc les plus dispendieux. Lorsque par une néces*ûíé indispensable on est obligé de fonder dans ces sortes de terrains, il faut pre-mierement faire les tranchées des fondations très-larges, Sc pour empêcher lé-b oralement des terres, il en faut soutenir les côtés par des dosses (r) Sc des clayesbien étreíìllonnées, Sc enduites de limon de terre grasse , de mousse , Sc c ; secon-dement en épuiser seau avec une pompe juíquà ce qsson en trouve le fond; troi-sièmement , couvrir de sable le fond ou la bourbe ; quatrièmement enfin, formerplusieurs files de pierres pour y recevoir une grille A des plate-formes, Sc fon-der ensuite comme dans toute autre occasion. Au défaut de pilotis, l'on peut secontenter dencaiísemens, ainsi que nous en avons parlé en décrivant la maniéréde fonder fur le fable ; mais comme leau peut être fort abondante, Sc qu alorslon est obligé de faire des épuifemens continuels, Sc de construire des batardeaux,les pilotis dans ces occasions font une fuite nécessaire de ce genre de construc-tion. Presque personne nignore la maniéré denfoncer les pilots au refus du mou-ton , de les réceper, de les revêtir de leur chapeau Sc plate-forme ; c'est pour-quoi nous nentrerons pas ici dans ce détail ; dailleurs ceux qui n'en auront au-cune connoissance trouveront suffisamment à sinstruire fur cet article dans les Li-vres qui traitent de la construéHon, Sc principalement dans lArchitecture Hy-draulique de M. Beiidor,qui a donné fur cette partie du bâtiment, ainsi que furla maniéré de fonder dans toutes sortes de terrains, des principes Sc des disserta-tions austì utiles quintéressantes. Nous dirons seulement ici que le bois de chêneest reconnu le meilleur pour les pilots , qu il se durcit à leau, Sc quil dure parconséquent plus que tout autre ; cependant, seloiu le sentiment de quelques-uns ,le bois daulne qui croît dans les lieux humides y est aussi très-propre lorfqu'on lafait passer au feu avant que de lemployer. Malgré cette opinion on ne doit néan-moins en faire usage quau défaut du chêne, excepté seulement pour les racinaux,les chapeaux, les plate-formes, Scc. Quand la charge du bâtiment doit être con-sidérable , il saut donner au diamètre des pieux la douzième partie de leur lon-gueur , à moins quil ne saille employer des piecés de 18 ou 20 pieds, à qui alors13 a 14 pouces de diamètre suffisent, en observant de les planter plus drus quelorsquils ont une grosseur proportionnée à leur longueur. Ces pieux doivent êtrefrétés par le haut, Sc armés dune pointe de fer à trois branches par le bas, &c.

Des fondations jur m terrain ferme.

Après avoir parlé de la sujettion des dissérens terrains fur lesquels on setrouve obligé de fonder, il paroît nécessaire de dire quelque chose de celui quine présente pas tant de difficultés. Ayant pris connoissance de la hauteur Sc de.f épaisseur des murs quon doit fonder , on fera les tranchées auxquelles on ob-servera des taluds intérieurs de la douzième partie de leur largeur , Sc lorfquonaura trouvé le tuf, on posera une assise de libage à pierres sèches, Sc lon élèveraensuite alternativement jusques à sieur de terre , des pierres à carreaux (t) Scboutasses (u), Sc dont les interstices seront remplis de moilons posés à bain de

(í) Dosses , què Vitruve appelle en Latin matertes , avec la boutisse pour faire liaison,grosses planches comme des madriers, qui servent pour (u) Une pierre boutisse est celle dont la plus grandeéchafauder. longueur est dans le corps du mur ,8c qui a plus de queue

(t) Carreau, que Mr. Belidor appelle panneresse , est que de parement j 1 on observe même , lorsque les mursune pierre dont le parement a plus de largeur que la nont pas une trop grande épaisseur, que la boutiflè faífèqueue na de profondeur, & qui se pose alternativement parpain, cest-à-dire quelle salle les deux paremensdu mur.

mortier