Hôtel dsMadame laJj-'cl]. ckiMaine.
30.5 ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. II.
rager garni de piate-bandes pour les légumes, Sc d’environ 140 toiles de murs eneípaíier. Au bout de ce potager, du côté de la rue, vers i’endroit marqué O, íontpratiquées les nouvellesbaíTe-cours Sc le bâtiment des Officiers dont nous avons parlé.
Dans la basse-cour P font pratiquées des écuries pour 33 chevaux, huit remi-ses , des logemens au rez-de-chauífée Sc en entresoles pour les Officiers , avec descuisines Sc des offices qui dégagent par feícalier M dans les souterrains du prin-cipal corps de logis, pour arriver de ce bas étage dans le rez-de-chaussée Sc yservir à couvert pendant Thiver - ce qui malgré Ion incommodité est préférable àplacer les cuisines fous les appartemens de maîtres. C-e désagrément ne peut sé-vi te r qu 5 en en usant ainsi, ou en faisant joindre par un corridor ou autrement Tailede s cuisines avec le principal corps de logis, ce qu’on auroit pû pratiquer ici ensacrifiant une partie de la piece marquée N, Sc en changeant de place la premiererampe du grand escalier qui est mal située du côté des croisées, comme nous ledirons en son lieu.
Plan de ïétage souterrain. Planche II.
Cette Planche exprime l’étage souterrain de cet Hôtel dans lequel font distri-buées une Chapelle, une salle à manger pour les Officiers, des caves, des bû-chers , L c. Le passage marqué A est celui qui conduit fous terre à Tescalier M pra-tiqué dans salle des cuisines, Planche premiere, & par lequel on peut servir àmanger pendant Thiver dans le bel étage par le grand escalier de ce plan marquéD. Tous les murs de refend Sc de face font assujettis à ia distribution du rez-de-chaussée , à sexception de ceux marqués C, pratiqués exprès pour empêcher lavoûte du milieu de ces fondations d’ê r re trop surbaissée Sc d’avoir une trop gran-de poussée , comme cela seroit arrivé si elle eut pris n ailla n ce fur les deux mursD D; au lieu qu’étant partagée, chaque voûte est en plein ceintre, Sc Ton évitela dépense d’une plus grande épaifíeur aux murs D D. Tout cet étage est éclairépar des soupiraux pratiqués dans la hauteur de la retraite qui sert d’empattementaux murs de face ; mais comme ils ont peu d’ouverture, principalement du côtéde la cour, les pieces distribuées dans ce souterrain font peu íàlubres, & mêmed’une humidité qui les rend impraticables.
Plan au rez-de-chauffée. Planche III.
La distribution de ce plan est très-réguliere , Sc quoique ce bâtiment n’ait que21 toises deux pieds de face, fur 10 toises quatre pieds de profondeur, non com-pris les avant-corps, les appartemens qui le composent sont susceptibles de touteTéiégance Sc de la commodité qu’on exige ordinairement dans un grand Hôtel.
Les enfilades AB , CD , EF, GH, IK, & LM font ménagées avec art Sc selonles réglés de la distribution la plus exacte, celle AB est heureusement terminéepar les deux cabinets placés aux deux extrémités de ce bâtiment dont la formeintérieure est ingénieuse, mais qui ne réussit pas si bien dans les dehors, ainsi que•nous le remarquerons ailleurs.
Le Vestibule qui donne entrée aux appartemens est un peu spacieux pour lesailon, ne pouvant servir d’antichambre que Tété à cause des arcades qui annon-cent i’escaiier. C’est pour cette raison que depuis que Madame la Duchesse duMaine occupe cet Hôtel on a fermé ces arcades par des portes croisées, asinde pouvoir de cette piece faire une antichambre pour la livrée, Sc condamné laporte qui conduisoit de cette piece dans le sailon. Sans doute ia grandeur de lacage de l’escalier a déterminé la forme quarrée de ce vestibule, Sc Ton peut ob-server à cette occasion que non-seuîement il étoit possible de la faire plus petitemais aussi qu’il auroit mieux valu que la rampe O eut été placée en P , parcequ’elle se seroit mieux présentée en entrant dans cé vestibule, Sc que les marchesde la premiere rampe placées da côté des croisées font toujours un assez mauvaiseffet. Il est vrai que par la disposition de cet escalier la rampe ssipérîeure qui seseroit trouvée du côté du mur de face auroit aussi interrompu la proportion de