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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. II. 271
ciété, & comprend un vestibule, un grand cabinet, une gailerie, un arriere-ca- Hátei debinet & une petite chambre en niche servant de méridienne ; le second qui est de La£ly *parade a le vestibule Sc le salon qui lui sont communs , Sc est composé d’une cham-bre à coucher, d’un cabinet Sc de garderobes en entresoles qui dégagent par lepetit escalier E. Les deux autres appartemens font de commodité Sc séparés parlevestibule qui leur est aussi commun Sc qui donne entrée à sescalier F C pour mon-ter à d’autres entresoles de maîtres pratiquées fur toute la surface de ces appar-temens de commodité. L’eícalier D a son entrée du coté de la cour pour monter àdes entresoles particulières dans lesquelles font pratiqués des loge mens pour lesvalets- de chambre, Scc.
La distribution du vestibule est quadrangulaire; il est pavé de marbre à compartimens,on trouvera fa décoration dans le septième Volume. Ce vestibule est orné de pi-lastres Corinthiens caneiés, Sc décoré d’arcades en plein ceintre dans quatre des-quelles font enfermées des portes à placard, couronnées d’ornemens en formede dessus de porte. Toute cette décoration est construite de pierre dure, Sc lasculpture en est traitée avec assez de convenance, ainsi que celle de tous les ap-partemens de cet Hôtel qui font décorés avec magnificence, Sc ornés de meublesde goût Sc de tableaux de prix.
Façade du côté de l’entrée. Pi. X.
Cette façade est composée de trois avant-corps Sc de deux arriéré-corps ; cesderniers font occupés par trois croisées ornées de chambranles Sc couronnées d’a-graphes de sculpture. Les trois avant-corps font décorés d’arcades en plein ceintreavec des résends continus, ce qui donne à cette façade une expression Dorique quine s’accorde pas avec l’entabiement qui est d’un genre Ionique ainsi que la balus-trade qui le couronne, ni avec la richesse des chambranles des croisées Sc leurproportion, ayant de hauteur près de trois fois Sc demi leur largeur ; proportionqui est contraire à toute ordonnance régulière. Il est vrai que selon le sentimentde quelques Architectes, loríque les Ordres ne président pas dans un bâtiment,on n’est pas tenu à la rigueur d’observer les proportions des croisées établies pourl’ordonnance des colonnes ou pilastres, mais du moins ne faut il pas s’en écarteravec excès, ainsi qu’on en use tous les jours. En effet la liberté qu’il semble qu’ona dans l’Architecture de composer à son gré l’ordonnance de ses bâtimens lors-qu’ils font fans Ordres, n’autorise que trop l’abus d’ailier les contraires ensemble ,sans aucun égard pour la vraisemblance qui enseigne à conserver inviolablementdans toutes ses productions un accord parfait entre toutes les parties de la dé-coration d’une façade de bâtiment. Rajouterai que si d’un côté cette sujettion metun Architecte dans quelque contrainte, de i’autre les principes qu’il doit avoirl’éclairent Sc lui fournissent des moyens pour surmonter tous les obstacles qu’ilpeut rencontrer.
On peut remarquer aussi qu’il se trouve trop d’égalité entre les pavillonsdes extrémités Sc les arriere-corps .de cette façade, il semble que pour l’éviter ilauroit fallu réduire les pavillons à une feule arcade, ce qui auroit aggrandi lesarriere-corps,& fait éviter le trumeau de ces pavillons. Il est vrai qu’il s’en seroit ren-contré un dans les arriere-corps, mais il auroit été plus supportable. Sans doutela distribution a contraint d’en user ainsi à cause de la gailerie, qui par rapportà íà longueur auroit été trop peu éclairée d’une croisée à chacune de ses extré-mités ; motif qui en faveur de la distribution doit déterminer à éviter la multi-plicité des avant-corps dans un bâtiment de peu d’étendue.
Les combles qui se remarquent dans cette élévation géométrale s’appercoiventà peine du pied du bâtiment, de maniéré que les vases Sc les groupes qui cou-
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