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1 (1752) Une Introduction à l'Architecture, un Abrégé Historique de la Ville de Paris, & la description des principaux Edifices du Faubourg St.Germain
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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. II. 271

ciété, & comprend un vestibule, un grand cabinet, une gailerie, un arriere-ca- Hátei debinet & une petite chambre en niche servant de méridienne ; le second qui est de La£ly *parade a le vestibule Sc le salon qui lui sont communs , Sc est composé dune cham-bre à coucher, dun cabinet Sc de garderobes en entresoles qui dégagent par lepetit escalier E. Les deux autres appartemens font de commodité Sc séparés parlevestibule qui leur est aussi commun Sc qui donne entrée à sescalier F C pour mon-ter à dautres entresoles de maîtres pratiquées fur toute la surface de ces appar-temens de commodité. Leícalier D a son entrée du coté de la cour pour monter àdes entresoles particulières dans lesquelles font pratiqués des loge mens pour lesvalets- de chambre, Scc.

La distribution du vestibule est quadrangulaire; il est pavé de marbre à compartimens,on trouvera fa décoration dans le septième Volume. Ce vestibule est orné de pi-lastres Corinthiens caneiés, Sc décoré darcades en plein ceintre dans quatre des-quelles font enfermées des portes à placard, couronnées dornemens en formede dessus de porte. Toute cette décoration est construite de pierre dure, Sc lasculpture en est traitée avec assez de convenance, ainsi que celle de tous les ap-partemens de cet Hôtel qui font décorés avec magnificence, Sc ornés de meublesde goût Sc de tableaux de prix.

Façade du côté de lentrée. Pi. X.

Cette façade est composée de trois avant-corps Sc de deux arriéré-corps ; cesderniers font occupés par trois croisées ornées de chambranles Sc couronnées da-graphes de sculpture. Les trois avant-corps font décorés darcades en plein ceintreavec des résends continus, ce qui donne à cette façade une expression Dorique quine saccorde pas avec lentabiement qui est dun genre Ionique ainsi que la balus-trade qui le couronne, ni avec la richesse des chambranles des croisées Sc leurproportion, ayant de hauteur près de trois fois Sc demi leur largeur ; proportionqui est contraire à toute ordonnance régulière. Il est vrai que selon le sentimentde quelques Architectes, loríque les Ordres ne président pas dans un bâtiment,on nest pas tenu à la rigueur dobserver les proportions des croisées établies pourlordonnance des colonnes ou pilastres, mais du moins ne faut il pas sen écarteravec excès, ainsi quon en use tous les jours. En effet la liberté quil semble quona dans lArchitecture de composer à son gré lordonnance de ses bâtimens lors-quils font fans Ordres, nautorise que trop labus dailier les contraires ensemble ,sans aucun égard pour la vraisemblance qui enseigne à conserver inviolablementdans toutes ses productions un accord parfait entre toutes les parties de la dé-coration dune façade de bâtiment. Rajouterai que si dun côté cette sujettion metun Architecte dans quelque contrainte, de iautre les principes quil doit avoirléclairent Sc lui fournissent des moyens pour surmonter tous les obstacles quilpeut rencontrer.

On peut remarquer aussi quil se trouve trop dégalité entre les pavillonsdes extrémités Sc les arriere-corps .de cette façade, il semble que pour léviter ilauroit fallu réduire les pavillons à une feule arcade, ce qui auroit aggrandi lesarriere-corps,& fait éviter le trumeau de ces pavillons. Il est vrai quil sen seroit ren-contré un dans les arriere-corps, mais il auroit été plus supportable. Sans doutela distribution a contraint den user ainsi à cause de la gailerie, qui par rapportà íà longueur auroit été trop peu éclairée dune croisée à chacune de ses extré-mités ; motif qui en faveur de la distribution doit déterminer à éviter la multi-plicité des avant-corps dans un bâtiment de peu détendue.

Les combles qui se remarquent dans cette élévation géométrale sappercoiventà peine du pied du bâtiment, de maniéré que les vases Sc les groupes qui cou-

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