•a* ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. III.
XesThéâ-lée sous Titus ; Sc íelon Eusebe dans fa Chronique, le feu y prit aussi fous Philip-
A^cienl -, pe, pendant les jeux séculaires de la millième année de la Ville de Rome. Donatìfait encore la remarque suivante ; fi Pincendie rapporté par Vopifcus in carino est3, arrivée dans la Scene de ce Théâtre, il approche beaucoup du vrai, en disant qu’iln’encend parler d’aucune autre Scene que de celle dont il est ici question. Cassio-3, dore dans la cinquante-unìéme Epitre du quatrième Livre, assure que ce Théâ-„ tre encore fameux de son tems, a été pour la derniere fois réparé par le Roi.3, Théodoric. Nous avons des preuves que ce Prince a été grand amateur de pareils„ édifices , puisque fan i6pi en creusant dans les jardins dits les Sette Sale , contigusà l’Amphithéâtre, on trouva une pierre dans les ruines , fur laquelle on voyoit desi5 , marques de leur réparation & de celle de l’Amphithéâtre. Cette pierre que3, M. Giampini retira chez lui , confirme ce que Cassiodore dit touchant ces répara-
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Du 'Théâtre de Marcelin s, (p)
,, Les restes que nous voyons encore aujourd’hui du fameux Théâtre de Mar-z, cellus, font assez considérables pour nous faire connoître la beauté de fa compo-a , sition, puiíque ia partie qui reste vers PO rient nous découvre une si belle struc-3, turc que l'on y reconnoîc le vrai goût de la bonne Architecture avec lequel ii9} a été bâti ; en forte que l’on peut dire , que parmi les édifices anciens il a été le„ plus beau Sc le plus digne d’admiration. En effet on voit une intelligence si gran-„ de dans cette partie extérieure, qu’elle fait juger de f excellence avec laquelleles intérieures ont été disposées, Sc il nous paroît que nous pouvons assurer,, qu'entre les ouvrages des anciens dans ce genre, ce bâtiment est le plus régulier„ Sc le mieux entendu , vu la belle proportion que les parties accessoires ont en-tr.elles, si bien qu on pourroit le nommer l’exempie & le modele de l’Archi-3, lecture.
„ Ce Théâtre soutient à présent le Palais des Seigneurs Savelli , & selon Plineil fut élevé dans l'endroit où étoit le Temple de la Piété. Pour purger Auguste„ du reproche d'impiété , ii faut dire que ce Temple étoit tombé en ruine avant,, la construction du Théâtre, ou au moins qu’il a été bâti dans son voisinage, Sc,, Sc qu'ii étoit ssr pied après l’élévation du Théâtre.
„ Les Antiquaires prétendent qu’Auguste a pris le Théâtre de Pompée pour,, modele , Sc qu’ii a fait bâtir le sien dans le marché aux herbes , fous le nom de„ Marceìlus , à qui il avoit donné fa fille Octavia en mariage. On dit que ce Théâ-,, tre étoit assez étendu pour contenir Soooo personnes affiles.
„ C’étoit une ancienne coutume chez les Romains, lorfqu’on faîfoit folemnelle-„ ment la dédicace d’un Temple ou d’un Théâtre, d y produire toujours quelque„ nouveauté, asin de donner plus d’attrait aux Spectateurs. Pour preuve de cela„ nous lisons que M. Scaurus étant Edile, sit voir un Hippopotame, ou Cheval ma-„ rin, un Crocodile, Sc les os du Poisson auquel Andromède fut exposée. Toutes„ ces choses ont été conduites à Rome de Joppé Ville de Judée. Les os de ce„ monstre avoient 40 pieds de longueur, & ils étoient bien plus haut que ceux3, d’un éléphant. Auguste pour fe conformer à cet usage fut le premier qui à la„ dédicace du Théâtre de Marceìlus exposa un tigre aprivoifé dans une cage d’une„ grandeur énorme ; c’est Pline qui en rend témoignage dans le huitième Livre„ Chapitre XVII, à.
Fontana rapporte la discussion ou la contrariété qui fe rencontrent entre Pline,Festus Sc Victor, fur la situation des édifices Sc des rues qui environnoient ceThéâtre, mais nous Pavons supprimée comme étrangère à notre íùjet.
( p) Voyez-en les desseins & ce que Desgodets en a dit Chap. XXIII, page 2$ o.
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