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2 (1752) La Description des principaux Edifices du Quartier du Luxembourg, avec ceux de la Cité, du Quartier St.Antoine & du Marais
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M ARCHÌTECTURÈ F R A N Ç Q I S E, L i v. 111 . '

«este 1 '*)us parions. On compte entre ces autreS prérogatives, que par son élevà-Ancîens. » tien il reffemmoit ax montagnes, & que son étendue étoit égale a celle desw vallées. On iavoit revêtu Sc orné dun assemblage de travaux qui étoient autantr»-de ebess-dœuvres.

'D Pendant la célébration des fêtes, il étoit selon la qualité du íujet Orne de'» tapisseries Sc de meubles dune richesse immense, dont la magnifique tente qui-» le couvroit sait preuve , puisqu elle étoit d'or & de pourpre. La situation mêmew de ce grand édifice lui donnoit un nouveau relief : élevé au milieu des septw Collines de la grande Ville de Rome, il sembloit en être la Couronne Sc re-» cevoir leurs hommages. Le Capitole Sc une partie du mont Quirinal étoient du» côté d u Nord, le Palatin , Sc assez près de, lAventin y confinoient du côté» du couchant, le Celien & une partie de 1 Eíquilin du coté du Midi, Sc leD Viminal avec le relie des Esquilles étoient vers 1 Orient.

» Dans la fuite des tems cet Amphithéâtre changea de nom. On luî donnax> celui de Coïojfeum à cause de la statue enorme de Néron , qui étoit placée au de-* vant & que sa grandeur démesurée avoit fait nommer Colosse, cs le nom» de Coïojfeum lui est venu, qui a fait naître celui de Colisée. Quand à sendroit» véritable ou cette statue colossale à été posée, il est certain qu elle n'a pas eus> dautre place que celle ou les bains de Néron étoient auparavant. VoyezMartial.

Origine du Théâtre François ».

Orìgîneíû Suivant plusieurs'Auteurs les Gaulois A les Francs avoient des jeux Sc desSaíç&L spectacles pour Pexercice du corps & celui de f esprit. Dès le quator- zieme siécle il y avoit des Bouffons, des Chanteurs Sc des Joueurs dinstrumens,âuxquels se joignirent des Troubadours ou Poètes Provençaux quì alioient partroupes jouer en public dans les différantes Villes , Châteaux Scc. SousCharles V. parurent de nouveaux Poètes, qui composèrent des Pastorales, desBallades & des Chansons, ce qui donna occasion en France de célébrer des jeuxFloraux , Sc c" est de, selon ce que quelques-uns prétendent, quont pris naissan-ce ces jeux mêlés depisodes, Sc accompagnés de personnages qui animoîent cespièces par faction & la déclamation. Cest aussi de que nos pièces Dra-matiques prirent leur origine , quoique très-imparsaites dans leurs commencemens ,ce qui a fait donner à ceux qui les réprésentoient le nom de Pèlerins . Ils firentleurs premiers essais près de Paris : mais le Prévôt sétant opposé, en 1398, àleurs représentations, cela obligea ces Acteurs de sadresser au Roi à qui ils pro-posèrent deriger leur troupe en confrairìe, ce qui leur fut accordé le 4. Décembre3402, leur établissement fut autorisé fous le nom qu ils portoient de Maîtres ,Gouverneurs Confrères de la Confrérie de la Pajfon Ò* Pejurreéîion de N otre Seigneur.ïls Rétablirent dans la grande Salle de PHôpìtai de la Trinité, qssiis louèrentdes Religieux Prémontrez, Sc y réprésenterent pendant jyo ans des pièces depiété, fous le nom de Moralités. Au bout de cetems, pour des raisons particulières,iis furent obligés de sétablir ailleurs, Sc ayant acheté lHôtel d'Artois ou deBourgogne, dont nous avons parlé (note a) , ils présentèrent une Requête auParlement pour obtenir *la continuation de leur spectacle ; ce que le Parlement leuraccorda le 17 Novembre 1548, par un privilège exclusif, aux conditions néanmoinsde ri y plus représenter les Mistéres de la Passion de Notre Seigneur, ni aucun au-tre Mistére sacré, mais seulement des pièces profanes, qui neussent rien de con-traire aux bonnes mœurs. Alors ne voulant pas passer du sacré au profane, ils nefirent usage que de leur privilège,quils louèrent ainsi que PHôteí de Bourgogneà une troupe de Comédiens qui íe présenta, Sc ce sut sur ce nouveau Théâtre,que Jodelle fit jouer des Comédies Sc des Tragédies : fous Henri II , Bais : fous

Charles