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Palais duLuxem-bourg.
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'•54 ARCHIT E cturFfR A N Ç O I S E, L 1 v. 111.
faillie de ces mêmes pilastres. Ce relief cependant auroit rendu f Architectureplus mâle, Sc fe feroit accordé avec les Bossages qu’o n a affecté aux Ordres qui■disputent avec leiegance de ces retours, celle des arcades, & la hauteur despiédestaux, parce que cet assemblage présente une union des contraires qui est essen-tiellement nécessaire à éviter , comme le plus grand des abus , dans la compositionxl’un édifice tel qu il puisse être.
On volt en D le retour d’un des pavillons du principal corps de logis, lequel-ainsi que celui E, du côté du jardin j est décoré de trois Ordres élevés l’un furTautre, comme nous savons déja remarqué ; ces pavillons simétriíent avec ceux'qui leur font opposés. Toutes les autres parties de ce bâtiment font de hauteur-variée, les arriéré - corps du côté de la rue n’ayant qu un étage , les ailes de lacour en ayant deux, Sc les pavillons du côté de fentrée, ainsi que le milieu duprincipal corps de logis, ayant deux Ordres Sc un Attique : de maniéré que ces di-vers assemblages, produisent des pénétrations Sc des inégalités qu’il feroit dange-reux d’imiter dans l’ordonnance d’un bâtiment grave Sc régulier. Cette diversitéd’élevation n’est tolérable que lorfqu’il s’agit dans un édifice d’une grande éten-due de íè ménager des formes pyramidales par le secours de quelques parties su-périeures ; mais elle reuffit rarement dans un bâtiment dont l’efpace resserré nepermet pas trop d’inégalité dans l’ordonnance des differens pavillons qui le com-posent, parce que bien loin d’y ajouter un plus grand mérite , ces ressauts tropréitérés, ces pénétrations Sc ces inégalités n’y aportent que de la confusion. De-là il est ailé de conclure que dans un bâtiment replié fur lui-même, tel que celuidont nous parlons, la simplicité des formes, l’œconomie des ornemens, Sc la retenuedes ressauts, doivent être considérées comme une beauté préférable à tout ce quei’invention Sc le génie peuvent suggérer.
F est la coupe du milieu du principal corps de logis entre.cour Sc jardin,danslaquelle est exprimée la décoration intérieure telle qu’elíe a été exécutée dansi’origine de ce bâtiment, ayant été changée pour la plus grande partie depuisenviron 30 ans , Sc les cheminées qui fe voyent ici étant à présent placées ducôté opposé ( Voyez les planches 2, 3 Sc 4 ). G est la coupe d’une des peti-tes galieries du côté du jardin formant terrasse au premier étage. H enfin don-ne le profil, ou la face latérale de l’avant-corps du milieu de ce bâtiment, Sc danslequel au-dessus du rez-de-chaussée est placée la Chapelle qui comprend la hauteurde !’O-rdrc Dorique Sc de l’Attique, ainsi que nous savons déja observé, page 50.
Elévation du côté du Jardin . Planche VIII.
L’ordonnance de cette façade est la même que toutes les précédentes , ainsitout ce que nous avons dit concernant les beautés Sc les licences qui fe remar-quent dans cet édifice peut s’appiiquer à l’enfemble de cette élévation. Nousrappellerons feulement en peu de mots, qu’il est aisé de fe convaincre que latrop grande faillie des Pavillons C offusque le milieu de ce bâtiment qui for-me un arriere-corps de 40 pieds, & nous observerons que les arcades des galie-ries du rez-de-chaussée marquées A paroissent trop courtes, parce qu a la placedes piédestaux,que nous avons dit être trop élevés du côté de la cour, on nevoit ici qu’un socle d’environ un pied. Il feroit cependant à souhaiter au contrai-re, lorsque la disposition du terrain le peut permettre, que la façade du côtédujardin d’un Palais pût être élevée du íol de quelques pieds , autrement íbn or-donnance paroît enterrée, ce qui nuit à i’élegance de fa décoration , de laquelledépend le succès de l’aspect d’un édifice.
Nous remarquerons aussi que dans un bâtiment élevé,pour la résidence d’unetête couronnée, il est de la prudence d’un Architecte de méditer les symboles -