. to© ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. IV.
Portai! des Ge portail qui mérite . Tattention des connoisseurs, est preíque Ignore à Paris,
Barnabues ...£ ta , nt; situé devant un emplacement qui a trop peu d’espace, Sc qui lui-même estenclavé dans plusieurs maisons particulières qui rendent son agrandissement enquelque forte impraticable. Ce frontispice est composé de deux Ordres de pilas-tres, l’un Dorique Sc Tautre Ionique ; le premier est posé íur un socle, le secondsur un piédestal. Nous avons parlé ailleurs de l’usage qu'on doit faire des piédestaux dans Tordonnance des bâtimens de l’espece de celui dont il s'agit, auíHTien que de la sujétion qu exige la régularité de l'Ordre Dorique , c’est pour-quoi nous n’en dirons rien ici, nous observerons seulement que pour donner*du relief à F Architecture de ce portail , où Ton n'a pû mettre des colonnes à cau-se du peu d’emplacement qui étoit devant, on a plié en retour les pilastres des'extrémités de Tavant-corps ; distribution qui , peut-être , auroit dû faire employerles denticules dans la corniche Dorique à la place des mutules, afin d’éviter le dé-faut de simétrie qui se remarque dans les compartimens du sophite ou plafond dularmier.
Comme nous nous proposons d’examiner dans le VIII Volume les différentesopinions des Architectes modernes fur ce qui regarde la proportion des Ordresen général Sc la sévérité que les anciens ont exigée dans Tordonnance Doriqueen particulier, nous y renvoyons afin de rassembler dans un même Chapitre tousles moyens que nos Architectes François ont mis en usage pour parvenir à conci-lier les préceptes des Grecs Sc des Romains à cet égard avec notre maniéré de bâ-tir; d’aiileurs cette partie de T Architecture demande une étude particulière Sc est tropintéressante pour n’être pas diseutée de sorte à ne plus laisser de doute fur Tartd’accoupler les colonnes ou pilastres d’une façon convenable , fur la maniéréd’élever plusieurs Ordres les uns au-dessus des autres, Sc enfin ser les moyens lesplus certains de conserver une analogie rélative entre le caractère de ces Ordres& les différens membres de chaque ordonnance, en considérant le rapport qssilsdoivent avoir ensemble, lorsqull paroît nécessaire dans un bâtiment d’en éleverplusieurs les uns fur les autres. '
A u reste on ne peut trop louer la fierté qui se remarque dans les profils de^ordonnance du portail dont nous parlons ; elle annonce Inexpérience Sc la hautecapacité de T Architecte qui Ta ordonnée ce qui nous fait observer que cette partiedoit être regardée comme un des premiers mérites de T Architecture concernantla décoration, quoiqu'elle se rencontre rarement dans les bâtimens François élevésde nos jours, malgré les exemples que les Bruand, les Mansards, Sc les le Veau nousont laissés à cet égard dans les édifices qu ils ont érigés sous le régné de Louis XIV.
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