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2 (1752) La Description des principaux Edifices du Quartier du Luxembourg, avec ceux de la Cité, du Quartier St.Antoine & du Marais
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104 -,. ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. IV.

Hôpitaides fous de cet entablement fe voyent ici deux arcades en plein ceintre semblablestrouvés, à toutes celles qui éclairent Pintérieur de cette Chapelle. Voyez la Figure deu-xième de la Planche IIL

Elévation du coté de la rue neuve Notre-Dame , avec la façade en retour du coté du

portail de la Cathédrale. Planche III,

Xa Figure premieremontre la sauade du côté de Ja rue, telle quelle a été exé-cutée en 1748 , à lexception de la colonnade A -& du pavillon B qui ne sontpas encore élevés. Cette íaçade qui, comme nous Pavons remarqué, aura 39toises de longueur lorsqu elle sera entierement finie, sera terminée du côté de larue du Marché Palu par un pavillon marqué B, pareil à celui C, qui est décoréde quatre pilastres dOrdre Ionique moderne, de trois pieds huit pouces de dia-mètre, qui embrassent trois étages. La nécessité de donner un air colossal à cetédifice, non seulement à cause de la largeur de la rue, qui un jour doit être de60 pieds, mais auíìì parce que ses bâtimens entierement élevés doivent servirdissue à la Cathédrale, a sans doute autorisé ici ce genre dordonnance qui par-tout ailleurs ne pourroit être imité avec un succès égal. D ailleurs comme édificepublic il falloir répandre dans ce monument un air de grandeur Sc de majesté dansson ordonnance qui séloignât de la simplicité quon affecte ordinairement dansces sortes de bâtimens. Cette simplicité est observée exactement du côté de lacour, mais elle ne pouvoir pas avoir lieu du côté de la rue, cette façade étantélevée en quelque forte pour servir de place publique au-devant de P Eglise deParis , ainsi que nous venons de le remarquer. Au reste un feule porte au milieude la façade en indique la principale entrée; des arcades au rez-de-chauíîee,deux rangs de croisées dans les étages supérieurs , entourées de chambranles à crossserres, sont tous les frais de la décoration du milieu de ce bâtiment, lOrdre Ioniquerégnant seulement dans les deux pavillons. Ce grand Ordre est couronné dun en-tablement continu fur tout le bâtiment, qui a de hauteur le quart de celle des pi-lastres , Sc il est élevé fur un socle qui en a le cinquième ; ce socle est divisé parune retraite qui a les cinq septièmes de tout le socle , Sc qui continue dans toute lalongueur de la façade ; autrement si ce socle entier eut régné dans tout Parriere-corps de cette élévation , il auroit coupé par fa hauteur les piédroits des arca-des feintes auffi bien que ceux de la porte du milieu de ce bâtiment. Lentable-ment, que nous venons de dire avoir le quart de P Ordre Ionique , est tenu dunprofil composé, Sc est orné de consoles qui soutiennent la saillie de sa corniche.Assez communément son ne donne aux entablemens des Ordres colossaux quele cinquième de leur hauteur ; ici non-seuiement cet entablement est élevé dusol de 46 pieds, Sc le point de distance fera de 6o , mais il étoit nécessaire depratiquer dans la frise des mezzanines pour éclairer Pétage supérieur de ce bâti-ment, ainsi que nous Pavons déja observé en expliquant la Figure deuxième dela Planche précédente.

Au-dessus de cet entablement sélevent de grands combles à deux égouts quifont dautant mieux fur ce bâtiment quon en devroit faire usage seulement dansles édifices publics, au lieu quils' réussissent rarement ailleurs, comme on peutsen appercevoir dans nos grands Hôtels, tel que celui de Soubise ; dans nos Pa-lais, tel que celui du Luxembourg; dans nos maisons de plaisance, telles queMeudon, Clagny, Maisons, Scc.

La porte principale qui donne entrée à lintérieur du bâtiment est en pleinceintre Sc couronnée dune balustrade de pierre soutenue par des encorbellemensdont nous avons déja marqué la construction à la page précédente. Au-desiùs decette balustrade séieve un corps dArchitecture qui renferme une porte croiíée

bombée