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LA 6 ARCHÍT E C T U RE FRANÇ OISE,Liv. IV.
Maison de pour la demeure du sçavant qui soccupè. A la droite de ce sailon étoit un grandno%^ u ' cabinet qui présentement sert dé salle de compagnie -, cette piece est suivie d’uncabinet d’étude, au - dessus duquel , au premier étage, est une feule chambre àcoucher j toutes les autres pieces de cet étage étant destinées à la nombreuse col-lection dont nous venons de parler. A la gauche du sailon est une salle à man-ger, un office, une cuisine, &c.
On a tiré parti de cette distribution généralement autant qu il étoit possible«le le faire dans un bâtiment simple , mais pour procurer un semi-double à l’avant-corps du milieu Sc trouver la place d’un escalier, qui eut été mieux situé à droitequ’à gauche, l’on a fait trop saillir cet avant-corps , eu égard à la longueur de lafaçade. N’auroit - on pas pû le réduire à moitié Sc se dédommager de cettesuppression en ayant affecté plus de faillie à savant - corps du côté du jardin«iui ne marque pas assez ì N’auroit-ii pas été possible auffi d’avoir donné plus deprofondeur à cette maison entre les deux murs de face , ce qui auroit procuré lineproportion plus agréable à toutes ses pieces ?
. Elévation du coté de la cour. Planche IL
Cette façade est Composée d’un rez-de-chaussée Sc d’un Attique au-dessus, àl’exception de l’avant-corps du milieu, qui dans fa largeur renferme un étage ré-gulier. Cet avant-corps, ainsi que nous venons de le remarquer, est arrondi parles angles, ce qui lui donne un air de pesanteur que des pans coupés auroient élé-gi, ayant senti depuis long-tems que les tours rondes, ainsi que les tours creuses,réuffissoient mal dans s Architecture civile. Au reste , cette partie du milieu quidomine fur tout le reste de la façade, donne à ce bâtiment un air piramidal queles plus grands maîtres ont affecté dans leurs édifices , Sc que nous avons remar-qué avoir été observé par M. Boffrand dans les bâtimens qu’il a fait élever, Scdont nous avons fait la description dans le premier Volume.
On petjt dire en général que les trumeaux de cette façade font trop considé-rables, ce qui annonce auffi un air de pesanteur qui s’accorde mal avec la légè-reté des plinthes Sc des corniches de cette élévation , auffi bien qu’avec le vuide desbalustrades qui font élevées au-dessus de ses arriere-corps.
Façade du coté du jardin. Planche III.
Cette façade a les mêmes dimensions que la précédente, avec cette différenceque s avant-corps du milieu est parallèle au mur de face des ailes ; cet avant-corpsest auffi percé de trois ouvertures, mais comme il a moins de surface, les tru-meaux sont plus analogues à la baye des portes & des croisées. Il est terminé parun fronton triangulaire au-dessus duquel s’éleve un comble à la Françoise qui íèremarque auffi fur la Planche précédente.
La balustrade des ailes n’est pas traitée avec plus de succès que celle de l’élé-vation dont nous venons de parler, Sc l’on peut remarquer dans l’avant-corps decette façade, Planche III, que les tables & les ressauts affectés dans les trumeauxdu rez-de-chaussée font subdivisées par de trop petites parties : légéreté qui n’ap-partient qu’à la menuiserie, Sc qu’il faut éviter avec soin dans une façade, cettesubdivision d’ailleurs ne servant qu’à rendre la largeur des trumeaux des ailes en-core plus considérable. Les archivoltes continues Sc qui servent d’impostes auxpiédroits de ces arcades font auffi à rejetter; enfin il auroit été à souhaiter qu’audessus du plinthe de Pesage au rez-de-chaussée on eut fait régner un socle ou uneretraite qui en exprimant lé fruit qu’on est ordinairement obligé de donner au murde face, auroit servi d’appui continu aux croisées du premier étage.
CHAP.
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