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ARCHITECTURE F R A N Ç O IS E, Li v. IV.
Portail 3 ës t c eu de Ciagny , &c, préférer de mettre le Composite fur le Dorique ; principa-m mimes. J emenî; lorsque ( comme on peut le remarquer dans la Planche III. ) on donneà la hauteur de f Ordre supérieur environ un diamètre de moins qu’à celle de P Or-dre inférieur 3 au lieu d'un module seulement, comme cela se pratique lorsqu’unOrdre Ionique se trouve naturellement sur un Dorique, un Corinthien sur un Ioni-que , Scc.
La distribution reguliere des Métopes de la frise Dorique, tant recommandée|5ar les Anciens, Sc que Mansard a observée ici dans ses principaux entrecolonne-mens , l’a fait tomber dans un excès plus condamnable que s’il les eut fait irrégu-îiers, tels qu’on les remarque à S. Gervais , & au Luxembourg, dont nous avonsparlé dans les chapitres précédens. Cet excès consiste dans la pénétration des bases-Sc des chapiteaux ; genre de licence qui doit être évité dans toutes les occasions,malgré les exemples que nous en ont laides plusieurs grands Architectes du der-nier siécle Sc la plupart de ceux qui depuis ont eu occasion d’élever des édificesun peu considérables.
Nous avons déja recommandé d’éviter une trop grande approximation, chaquemembre, dans une ordonnance d’Architecture, devant se distinguer séparément sansaucune altération ; combien à plus forte raison doit-on rejetter dans i’accouplementdes Ordres d’Architecture une pénétration qui est toujours plus ou moins vicieuseselon qu’elle íè rencontre dans les parties visibles Sc apparentes d’un bâtiment.D’ailleurs n’est-ce pas éviter un défaut pour tomber dans un autre plus considérable ìAinsi quelque estime qu’on doive porter aux ouvrages de Mansard, on ne sçauroit ap-plaudir à cette licence dont simitation ne s’est que trop répandue dans nos édificesmodernes, parce que, comme nous l avons fait remarquer dans ce V olume, page 128,les hommes négligens ou peu versés dans i’art prennent ces exemples pour au-tant d’autorités. _
Je remarquerai à cette occasion que jusqu’à présent nous n’avons pas enco-ure rencontré dans le nombre des édifices que nous avons décrit aucun Or-dre Dorique régulier. Nous expliquerons dans le huitième Volume la cau-se de cette irrégularité Sc la maniéré de l’éviter, lorsque nous traiterons de laproportion des Ordres, Sc pour que les réflexions que nous ferons à ce sujetayent plus de clarté, nous reprendrons alors en particulier la partie des Ordres-répandue dans les divers bâtimens insérés dans ce Recueil, n’ayant pû en parlerdans les descriptions que nous en donnons que d’une maniéré générale, qui cer-tainement ne feroit ni assez satisfaisante ni aflez instructive pour préserver à l’a-Tenir nos jeunes Architectes du dérèglement dans lequel tombent tous les jours àcet égard ceux qui de notre tems employent les Ordres d’Architecture dans leurs•édifices, Sc principalement l’Ordre dont il s’agit ici.
! Nous remarquerons auflì que Mansard ayant voulu introduire des pans coupésdans i’ordonnance de la façade de son portail, il a préféré la corniche denticu-laire du Théâtre de Marcellus à la corniche mutulaire de Vignoíe, afin d’éviter^irrégularité indispensable du sophite de la corniche que les mutules auroient pro-duite ; à moins qu’on n’eut pris le parti de rendre ces mutules Sc la saillie du lar-mier supérieur plus camus, ainsi que Le Veau l’a pratiqué au Château neuf de[Vincennes & à la maison de Mr. Lambert, dont nous avons parlé, page 128 , ce«que nous avons observé être une licence contraire aux principes des Anciens.
Malgré cette préférence il est certain que l’entablement mutulaire réussit mieuxdans l’extérieur d’un édifice que le denticulaire, Sc si celui-ci peut avoir quel-que autorité dans le monument dont nous parlons, ce ne doit être que parcequ’en général cet Ordre Dorique devoir être susceptible d’une très-grande richesse; encore cela ne nous empêchera-t-il pas de remarquer que l’Ordre Compositeposé fur ie Dorique ayant des modifions à double face , l’entablement de i’Qr-