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ARCHITECTURE FR A N Ç O IS E, L i v. IV.
trompe on auroit pû employer les colonnes Sc les piiaítres, comme ils se vôyenten A, ou comme ils sont exprimés en B. Dans le premier cas, cette ordonnanceauroit encore procuré plus de solidité Sc de régularité : dans le second on remarqueplus de legéreté , mais moins de snnétrie. Nous laissons au Lecteur à décider lequelde ces exemples il auroit été mieux de suivre.
Nous serons observer aussi en passant que les gaíieries dont nous venons de par-ler ont ici le défaut de n'être que de parade, ainsi que celles du Palais du Lu-xembourg, dont il est fait mention dans ce Volume, pag. 49. Ne conviendroit-ilpas au contraire qu’une dépense si considérable sût de quelque utilité , pour queles personnes qui n'ont pas droit d’arriver dans leur équipage jusqu’au pied du bâti-ment, pussent par ces gaileries couvertes, arriver à pied íèc dans les anticham-bres qui ordinairement précédent les appartemens? Cette commodité joindrûit à lamagnificence de ces gaileries, une utilité louable, Sc fans laquelle elles devroientêtre exclues, la vraie beauté d’un bâtiment consistant dans futile, le commode, A legrand.
Comme la rue de Paradis est peu spacieuse, pour rendre Rentrée de cet Hôtelplus commode , on a pratiqué une tour creuse qui annonce avantageusement l'or-donnance de la porte ; nous parlerons de fa décoration en expliquant la Plan-che IV.
Au fond de la cour est exprimé seulement le mur de face du principal corpsde logis, le vestibule Sc le grand escalier. A la gauche du vestibule est aussi mar-qué le passage qui communique à la cour des anciens bâti mens , laquelle a uneporte C dans la rue du Chaume, auíssbien qu’une autre D donnant fous la co-lonnade , Sc vis-à-vis de laquelle en est encore une marquée E, qui dégage dansles bastès cours , qui ont leur issue particulière par la vieille rue du Temple , ainsiqu’on va i’observer dans la Planche II.
Plan général) au rez-de-cÉaujsée , de■ l’Hôtel de Soubife & de celui de Rohan.
Planche II.
Pour donner plus en grand dans cette Planche la distribution de ces Hôtels Scleur dépendances, on n a marqué ici qu’une partie de la grande cour dont nousvenons de parier. L’entrée principale des appartemens du corps de logis de cetHôtel donne de ce côté; on arrive dans le vestibule A par un grand perron, ainsique par le passage couvert marqué B. Ce vestibule conduit au grand escalier quimonte au premier étage , Sc il communique au rez-de-chaussée à une anticham-bre , suivie d’une salle du Dais Sc d’une salie d’Audience, qui donne entrée àune belle chambre de parade , suivie d’un salion Sc d’un cabinet en retour, précé-dé d’une antichambre pour les petites entrées de cet appartement par le passageC, fous lequel les voitures arrivent à couvert. Tout ce.grand appartement est dé-coré avec une magnificence incroyable, Sc est orné de sculpture, de dorure, deglaces Sc de meubles de prix , aussi bien que de tableaux originaux des plus ha-biles Peintres de l’Académie; le tout distribué Sc ordonné avec un goût exquis.Ces embeliissemens qui ont été faits dans ce rez-de-chaussée , auffi-bien que dansle premier étage dont nous parlerons en son lieu, ont été exécutés depuis envi-ron douze ans, fur les desseins Sc fous la conduite de M. Boffrand, Architectedu Roi. Voyez les dix Planches contenant les principales parties de ces décora-tions, que ce célébré Architecte a données à la fin de son Livre d’Architecture,page 97.
Comme les bâtimens dépendans de cet Hôtel n’ont aucune simétrie , Sc quel’on reconnoîtra leur usage par le nom marqué dans chaque piece, qui indique-ra les cuisines ? offices, remises , écuries , Si c, nous observerons feulement iciTome IL R r
Hôtel áôSoubileo