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3 (1754) La description des principaux Edifices des Quartiers Saint Denis, Montmartre, du Palais Royal & Saint Honoré
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ARCHITECTURE FRANÇOISE, L i v. V. 23

dès égards il font préférables aux antiques. Les bases au contraire sont Attiques Scnon Ioniques. Nous détaillerons les raisons qui ont engagé à cette double préfé-rence , en décrivant la façade des Thuîlieries du côté du jardin, Tome IV.

Ces bases , comme nous venons de le remarquer, font élévées sor un socle d’unpied ; cette hauteur est trop peu considérable, surtout dans un édifice où la multitudeabonde, parceque la grandeur humaine étant ordinairement de 5 à 6 pieds, masqueune partie de la hauteur réelle de l'Ordre, Sc empêche de juger de íà proportion :on auroit donc dû éléver ce socle de quatre pieds au moins, s’il n êtoit pas possiblede lui en donner cinq ou cinq Sc demi.

Entre les gros piliers où font placées les tribunes, on volt le chœur de f Eglise, qursora décoré de grands tableaux , dont quatre peints par M. Carie Vanloo (g) font déjaposés. Ces tableaux font encastrés dans de la menuiserie - soutenue par un revêtementauíïï de menuiserie , qui sert de couronnement aux stalles, le tout d'un destein an-cien exécuté par Bar don , fameux menuisier du dernier siecle. -vT

Le Maître-Autel sépare le chœur de la nef: il est exécuté à la Romaine, construitde marbre, enrichi de bronzes , Scc. Sc enfermé d’une grille de hauteur d’appuì.Au-deísos du grand arc qui précédé le Maître-Autel, s’éiéve la voûte sphériqueen cul de four dont nous venons de parler. Cette voûte est portée par quatre pen-dentifs , qui prennent naissance à plomb des pilastres à pans, qui font placés aurez-de-chaussée dans les angles des quatre gros piliers. Cette voûte est d'un galbétrès-méplat, elle est ornée d’un gros cordon Sc enrichie dans les angles d'uneagraffe d’un goût asiez mesquin, auffi-bien que les tables Sc les ornemens des pa-naches Sc du cul de four, qui font de l'exécution de Rebillé , Sculpteur.

Au-deísos de cette voûte est exprimée la hauteur des combles de cette Egliseavec leur développement intérieur. La charpente de ces combles est détachée de lamaçonnerie pour empêcher que son poids n affaisse la voûte en pierre ; deforte queles principales pieces de bois portent sor les murs de face Sc de refend, cons-truits d’une épaistèur suffisante & relative à la poussée de ces combles & à leuréquilibre.

Coupe fur la longueur de ÍEglife des Petits Peres , prise dans le plan fur la ligne C£).

Planche III.

Cette coupe montre le développement de toute la longueur d’uii des côtés deTEglife ; A est la coupe du portail, B la longueur de la nef percée de chaque côtéde quatre arcades , dont trois contiennent des chapelles fermées de grilles, & l’au-tre sert de passage pour entrer dans cette Eglise par les portes collatérales du por-tail. C indique la largeur de la croisée de TEglife, aux deux extrémités de laquellesont les chapelles de 8. Augustin Sc de Notre-Dame de Savone, dont nous avonsdéja parlé ; cette derniere, semblable à celle qui lui est opposée, est exprimée ici. Onvoiten D les pilastres à pans pratiqués pour, au-deísos de leur entablement, porter lespanaches de la voûte sphérique qui termine le milieu de la croisée. E est le sanc-tuaire , F le profil du Maître-Autel, G le chœur dans lequel est exprimée l’élévationdes stalles, le lambris de revêtissement Sc la diíposition des tableaux qui doiventdécorer ce lieu.

Au-deísos de l’Ordre Ionique s’éleve la voûte íphérique en plein peintre de la nefSc du sanctuaire. On y a pratiqué des croisées formant lunettes SS séparées par desarcs doubleaux, qui tombent à plomb de chaque pilastre. Ces arcs doubleaux fontornés de tables Sc de cadettes : on auroit dû les faire unis, ou les sobdiviser

(g) Nous parlerons de ce peintre célébré dans le pre- ment des habiles Artistes à qui le Roi donne le logementsnier Chapitre du Volume suivant, en faisant le dénombre- au Louvre.

Eglise desPeiJts Pé-rès.