ARCHITECTURE FRANÇOISE , Liv. V. Z;
des claveaux Sc des trophées qui se remarque ici avec la pesanteur des trumeauxde ces pavillons, qui forme un contraste qu’il faut toujours éviter ? Le fez-de-chauífée des ailes marquées E est traité avec plus de retenue, cependant nous observe-rons que les archivoltes if auroient pas dû retourner fur les impostes, que les tablesdes piédroits de ces arcades imitent trop la menuiserie, Sc que les niches Sc lesbustes qui font placés entre chaque archivolte , expriment des cavités, Sc une ri-chesse contraire à la simplicité d un soubassement & à la virilité Dorique.
La lettre D indique la coupe de la porte de cet Hôtel > dont i’ordoiinance ducôté de la rue, est regardée des Connoiífeurs comme un chef-d’œuvre de FrançoisManfard. (Voyez là décoration de cette porte dans le Chapitre suivant. Planchédëuxieme, & dans les Délices de Paris , Planches 11H Sc i iq. )
L’aîle B du côté du jardin annonce une partie de la façade, qui comprend dansson intérieur , au rez-de-chauífée, le nouvel appartement de Madame la Duchesse déPenthievre , ( Voyez la Planche premiere ) & au premier étage , la grande galleriede cet Hôtel, dont nous avons déja parlé. Cette façade est traitée extérieurementd’une maniéré rélative à son usage primitif. Le rez-de-chauífée est décoré d’arca-des , dè grands trumeaux, dénichés, Sc c. qui expriment la solidité apparente Scnécessaire à une piece qui, dans son origine, étoit destinée à former une orangerie ,Sc qui d’ailleurs a toujours dû servir de soubassement au premier étage , dont l’in-térieur , renfermant une piece décorée de grands tableaux, âvoit aussi besoin détrumeaux spacieux pour les y distribuer en dedans d’une maniéré convenable. Nousremarquerons cependant, en général, que i’ordonnance de cette façade, dont lesmassifs font considérables, est composée de trop petites parties , qu’il faíloit au moinscontinuer les piédestaux des niches du premier étage, pour servir d’appui aux croi-sées , qui descendant jusques fur la corniche, forment une discontinuité des partieshorizontales, qui nuit à l’unisson. D’un autre côté les impostes continues des arca-des du rez-de-chaussée divisent avec trop d’égalité la hauteur du soubassement, en-fin les tables affectées dans les piédroits ôc autour des archivoltes, font un abus qu’ortdevroit éviter dans une Architecture grave & régulière.
Hôtèî KTcúlofiíe-