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Palais
Royal.
ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V.
un lieu assez ignoré dans ce plan, Sc prouve combien, depuis le tems auquel.ii a été construit j nos Architectes François ont sçu rendre cette partie de ia dis-tribution élégante Sc commode. Au reste ii est assez vaste Sc solidement bâti,sa décoration est même assez bien entendue. Il est à présumer que celui qu’on vareconstruire à neuf, sera mieux distribué, mais il est craindre que fa décorationne vaille pas celle qui subsiste aujourd'hui, quoique simple A sans ornement.
Après cet escalierce qui est le plus à remarquer dans le plan dont nous par-lons, c est le grand appartement, qui donne fur le jardin de propreté, Sc qui aété long-tems occupé par feue 8. A. R. Madame la Duchesse d’Orléans, grandeMere du Prince qui vit aujourd’hui. Cet appartement est vaste, Sc muni àe tousles dégagemens qui doivent accompagner des pieces destinées à la résidence despersonnes de la premicrc considération. Il est occupé à présent par M. le Duc deChartres, & par les personnes qui font chargées de ^éducation de ce Prince. Onvolt aussi une Chapelle au rez-de-chaussée, au-dessus de Usuelle en ost une au-tre , qui a été peinte par Voues , & dont nons parierons dans son lieu. Les bâ-timens B , C pratiqués dans l’une des basses cours , viennent d’être érigés à neuf,ils étoient auparavant non-seuiement fort irréguliers , mais encore trop peu éten-dus pour le nombre des Officiers attachés à la maison d’Orléans. Ceux B ont étéconstruits en 1751 fur les desseins & fous la conduite de M. Cartaud , Sc ceux C s’é-levent actuellement (/) fur les desseins Sc fous la conduite de M. Contant. Onne voit point dans ce pian, ni d’écuries , ni de remises, il les falloit considéra-bles, & le lieu ferré de ce quartier n’a pas permis de les éléver dans le terraindu Palais Royal. Ces écuries font situées dans l’ancien Hôtel de Colbert- , rueneuve des petits Champs, bâti par Le Veau , Sc dont la Porte d’entrée est con-sidérée comme un beau morceau d’Architecture. (Voyez en le dessein dans les Délicesde Paris , planche 116. ) Les bâtimens de ces écuries contiennent une grande quan-tité de remises Sc environ 96 chevaux , des logemens pour les Pages , pourleur Gouvernebr, Sc pour le premier Ecuyer de M. le Duc d’Orléans.
Les écuries de Madame la Duchesse font situées rue de Richelieu, où étoientautrefois celles de son Altesse Royale ; ces bâtimens contiennent environ 40 che-vaux- des remises, Sc le logement de l’Ecuyer.
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Plan du premier étage. Planche III.
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La distribution de ce premier étage, auquel le rez-de-chaussée a été assujetti,compose ce qu’on appelle communément le Palais Royal. C’est dans ces appar-temens que se voit cette riche collection de tableaux des plus exceliens maîtres,si connue de toute la France, Sc qu’on peut dire être la plus complette Sc laplus curieuse, qu’il y ait en Europe. Nous la devons -à M. le Duc d’Crlé^ns ,Régent qui avoit une très-grande connoissance de la peinture , qui s’uccupoitquelque fois lui-même à peindre , Sc qui fit acheter chez letrang^ r ce qu’il yavoit do pxicieuy en ce genre. n'entrerons point dans lc détail de tou-
tes ces merveilles, elles demandent une description particulière, dont nous laissonsle foin aux Maîtres de l’Art. Nous remarquerons seulement en passant, que M.le Duc d’Orléans d’aujourd’hui connoissànt l’importance de cette superbe collec-
(/) Nous donnons dans ce plan les distributions de fentement, nous fait craindre que nous n’ayons été exactsces nouveaux bâtimens , telles qu’elles nous paraissent au-delà de notre efperance. Dans ce cas nous osons avan-s’exécuter, fans répondre de leur exactitude. Nous avoue- cer , que ces augmentations , tant au rez-de-chaufíéerons même ingénúement que nous souhaiterions nous qu’au premier étage, ne feront jamais un modele d’imi-être trompés dans les formes , dans leurs divisions & tatioxj.dans leurs dispositions ; mais ce qu’on voit de fait pré-
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