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qui en a la direction ? a acquis un terrain pour faciliter le dégagement dè 'cespectacle. (Voyez ce dégagement dans le plan , Planche II.) Au reste > quoiquecette addition procure à cette salle une iíìùe moins ferrée qu’auparavant, il pa-roît toujours indispensable pour cette Capitale qu’on érigé un nouveau théâtredans un lieu plus vaste, qui annonce par son aspect la magnificence avec laqueilèle Corps de Ville a manifesté dans tous les tems son goût pour les édificespublics qu il a fait éléver.
Elévation*, coupe Ò 1 profils du Palais Royal } pris dans les plans fm les lignes DEi
Planche IV. Figure II.
Cette Planche donne à connoítre la pb i£ parue des Lâumehs qui com-
posent ce Palais. La lettre A munue la coupe de lá porte dentree du coté de la rue8. Honoré, au-destus de ^quelle fe volt la petite gallerie qui conduit des âppartemensaux loges <fe l’Opera, de plein pied au premier étage. (Voy. la Pi. II.) La lettre B faitVoir Pintériéur de la premiere cour dont l’ordonnance consiste dans un rez-de-chauf-fée , au-destus duquel font des mezzanines, & aû premier étage uh Ordre composéd’après le Toscan - le Dorique à P Attique , enfant du caprice Sc de la singularité. Onremarque néanmoins dans cet étage des croisées dont la proportion Sc la forme ontquelque èhofë de viril Sc d’aíïèz bien entendu. La lettre C indique un pavillon très-peusaillant à la vérité, mais qui accompagne aííèz heureusement la façade du principalcorps-de-logis , situé en face de la principale entrée. Cependant nous remarqueronsqu’une Architecture uniforme dans les façades d’urie cour peu spacieuse est pré-férable à une Architecture tfop variée, Sc dont là diversité occasionne dans Peí-prit du spectateur une cohfuíioh d’autant plus condamnable , que cette inégalitéengendre de petites parties , qui nuisent à la maífe générale. La lettre D indi-que la coupe du principal corps-de-logis, dont le rez-de-chauíïee voûté en pierre ,sert de porche ou pastàge pour les équîpàges. Ce porche est décoré de pilas-tre Toscans , couronnés d’un entablement quì profile fur le retour des pilastresaccouplés, Sc qui porte des lunettes pour décharger là voûte en plein eeintre déce porché. Cétte décoration en générai est d’aífez bon goût.
Au-destus de ce porche on voit la partie intérieure des appartemens doubles si-tués dans le milieu de la premiere cour , Sc non dans celui de la seconde , ce quíest une faute essentielle contre la simétrie qu on doit observer dans la distributiongénérale d’urì édifice d’importance. Cette faute est d’autant moins excusable ici ,que l’axe de la principale allée du jardin ssaligne pas non plus célui de la prèmie-re cour ; deforte qu’aucune des parties essentielles de ce bâtirtient ne paroît avoirété faite l’une pour l’autre ; car de la porte d'entrée, par la rUe S. Honoré, en pas-sant par le porche , Sc continuant cet alignement au travers d’une des arcades quiséparent la seconde cour d’avec le jardin, on rencontre une file d’arbres âu lieud’une maîtresse allée , bu au moins d’une contre allée, ce qui nuit au coup d’œiigénéral, Sc fait sentir combien il est important de composer les parties pour le tout& le tóut pour les parties. 11 ne pàroît pas cependant qu’on veuille remédier à cet-te inadvertance en restaurant ce bâtiment ; il est vrai que cela feroit- difficile ;à moins que de jetter bas une partie des murs de face, que son s’est proposé deconserver par une économie assez mal entendue , car il est certain que fi l’on con-tinue les augmentations que l’on a commencées, elles coûteront autant que si l’orireconstruisait à neuf certaines parties essentielles, qui auroient procuré Davanta-ge dé redresser ce bâtiment , Sc i’aur oient rendu digne du Prince qui ì’habitë, Scqui paroît ne rien négliger pour donner des preuves de son goût pour les beaux Arts §Sc laisser à la postérité des marqúes de fa grandeur Sc de fa magnificence;
Tome III. M