88 ARCHITEC TURE FRANÇOISE, Liv. V._
Koní d’employer les formes convenables à l’ufage de chaque plece : si on les distribuéBin s* de maniéré que celles qui font destinées à la résidence du Maître remportenten grandeur íur celles qui leur fervent d 5 entrée ; si Ton évite de placer alterna-tivement de petites pieces avec des grandes, dans une même enfilade, on est sûrde réussir dans la distribution d’un plan. Au contraire, pour avoir négligé la plusgrande pattiè de ces régies, lors de la construction de la maison dont nous par-lons , éìië occupe beaucoup de terrain , Sc ne contient que fort peu de logement.
En 1740, lorfqu’on restaura cet Hôtel, on augmenta la petite cour à fumier,marquée D, & le logement E du Portier, ainsi que f expriment les lignes ponctuées.Enfin on fit auísi quelques autres légers changemens dans ce qui regarde le loge-*ment des Domestiques, mais comme ils font peu considérables, Sc qu ils n’ont rienqui puisse servir d’autorité , nous ne les rapportons point ici.
i, Plan du premier étage . Planche II.
tes pieces qui composent ce premier étage font un peu trop vastes pour unemaison particulière , étant encore plus grandes que dans le plan précédent. Nousobserverons à cette occasion que les bâtimens simples ont cela dmcommodequ’ìi n’est guéres possible d’y ménager des garderobes Sc des dégagemens, quiordinairement gâtent les murs de face , Sc nuisent à la forme des pièces, à cau-se des escaliers dérobés qu’on est obligé de pratiquer pour la communication du pre-mier étage avec le rez-de-chaussée. D’ailleurs ce moyen réussit beaucoup plus diffici-lement que les corridors, les couloirs, ou les petites pieces que procurent les bâ-timens femi-doubles, lorsqu on ne veut pas faire la dépense d’un logis double >ce qui demande néanmoins à être discuté avant l’édification d’un bâtiment. Eneffet les murs de face font ordinairement ce qui coûte le plus dans la maçonnerie.Les cloisons de refend d’un femì-double coûtent peu, Sc procurent une com-modité qui doit les faire estimer. Ce n’est donc que dans le cas d’un terrain bor-né qu’on doit fe déterminer à employer les bâtimens simples, de même qu’il n’ya que quelques considérations particulières qui doivent empêcher qu’on n’éléve plu-sieurs étages les uns au-destùs des autres, la dépense des couvertures étant la mê-me pour tous les genres d’édifices en particulier. A l’égard de la maison dont nousparlons, le terrain étant peu spacieux, on a préféré avec raison les bâtimens sim-ples, autrement le jardin, qui n’a que 12 toises de profondeur , auroit été tropdiminué , ou la cour feroit devenue trop petite ; cependant, cette maison pouvantêtre considérée comme particulière, cette cour auroit pû être réduite à sept toisesfur dix, Sc alors les basses cours auroient été plus spacieuses, le corps-de-logisplus commode - Sc le logement des Domestiques plus abondant.
Elévation du côté de la cour. Planche III.
La décoration extérieure des façades de cette maison est en général d’une ri-chesse assez analogue à l’eípece du bâtiment. La proportion des croisées, celledes arcades, les profils des entablemens Sc les rapports des pleins avec les vuides,prouvent 1 expérience de l’Architecte qui en a donné les desseins. Cinq arcadesen plein ceintre , dont trois font réelles, Sc des trumeaux chargés de refends, dé-corent le rez-de-chaussée du principal corps-de-logis. Ces arcades, qui règnent furl’aîle de la cour Sc fur le mur qui est oppose , raíîembient les parties du pourtourde cette cour, Sc concourent à former une maste totale qui fait toujours bien,Sc qui, comme nous nous l’avons dit ailleurs, est le seul moyen de réussir dansun édifice de peu d’étendue.
Le pavillon qui donne fur la baíïècour, est tenu plus simple. Cette économie
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