ARCHITECTURE E R AN Ç O I S E , Li v. V. §*
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étoît nécessaire, non-seuiement pour éviter la dépense, mais pour donner à con-
noître que cette partie dù bâtiment n’avbit rien de commun avec la principale fa-çade du coté de la cour.
Elévation du côté du jardin. Planche IV.
Cette élévation est percée de huit ouvertures à chaque étage, te rez-de-chaus-sée est orné d’arcades en plein ceintre feintes , dans lesquelles font des portes >ou des croisées , suivant le besoin des distributions. Les quatres arcades donnantíur le perron, auroient dû être toutes ouvertes, ce qui aurait donné une autori-té à toutes celles de ce soubassement. Les croisées du premier étage font les mê-mes que celles du côté de la cour, & d’une bonne proportion. L’Attique quiles couronne est d’une belle simplicité. La décoration du pavillon au-deíîus de laterrasse est beaucoup moins estimable ; il semble avoir été fait après coup 8c parun autre Architecte. Un trumeau dans le milieu , de trop petits corps de refends >‘une platebande lourde 8c massive, font toujours des choses à éviter, quand onveut mettre en œuvre les loix du bon goût, Sc faire uíage des principes dq labonne Architecture.
Coupe & profil du principal corps-de-logis. Planche V.
Cette Planche nous fait voir le développement du principal corps-de-logis A >8c les deux ailes de bâtiment placées à la droite de la cour 8c du jardin , mar-quées B, C. Ces deux ailes font ornées d’arcades en plein ceintre 3 8c leurs pié-droits font chargés de refends. Ces piédroits en général font un peu trop svel-tes , mais depuis que du côté du jardin on a pratiqué ,en B , une galierie à la ola-ce des portiques qui se voyent ici , 8c depuis qu on a rempli ces arcades par desCroisées j ils paraissent moins légers, 8c semblent porter avec plus de solidité laterrasse qui est au-dessis. Les piédroits des arcades du côté de la cour paraissentauffi moins grêles qtfils ne le font dans cette Planche, depuis qu’on a bouché côsarcades pour ne les faire que feintes à Pexception de celle marquée C , qui estréelle , & qui sert d’entrée à la basse cour.
La coupe du principal corps-de-logis A exprime avec âssèz de justesse la dé-coration intérieure de ce bâtiment qui, pris en général, indique l’eíprit de comvenance qui doit présider dans l’édification d’une maison particulière , principa-lement par la retenue qu’on a observée dans ses élévations. Nous remarquerons mê-me , qu’à Pexception de la grandeur de la plûpart des pieces qui composent ce bâ-timent > sa distribution est sort ingénieuse, 8c quelle pept servir de modele dansun édifice de quelque importanceoù le terrain ct la dépense sont ordinairement,moins limités,