ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv, V, iyr
■plus spacieuses, plus aërées , & qui ayent des dégagemens fur ia rue ; précaution Maisons*que nous avons déja recommandée plus d’une fois. Nous observerons cependant te’* sû-pour la justification des bâtimens dont nous parlons, i°. .que l'on a voulu mettre gnac ’ &c ’le terrain à profit en pratiquant beaucoup de pieces. 2°. Que , comme maison par-ticulière-, l'étendue de ces basse-cours deíïiandoit une forte d’écohòmie, Sc qu’à‘f égard de Í’iílue extérieure , cette même économie engage souvent le Maître dulogis à vouloir être témoin de ce qui se passe dans les differens départemens de íamaison, dont il n’èst jamais plus certain , que lorsque le íervice des Domestiquesse passe sous ses yeux, Sc qu'ils n’ont qu’une iísiie commune. On voit par-là qssíise rencontre une fi grande quantité dë considérations particulières dans l'art debâtir, qu'on est souvent obligé de s’écarter des régies générales pour se confor-mer aux loix de la convenance, ce qui donne toujours à un Architecte de nou-veaux moyens d’exercer son sçavoir Sc de mettre en œuvre les différentes resssources qu’une longue expérience lui suggéré.
Plan du premier étage. Planche II.
La distribution de ce plan est absolument àstujettie au mur de refend de ceíuîde dessous, à l'exception de quelques cloisonnages qui font de peu d’importaríce ,
Sc qui font sujets à varier dans un bâtiment, pour peu qu il soit occupé dans íafuite des teins par differens Propriétaires. Ainsi nous ne dirons rien de particulierfur cette Planche, dont les distributions font très-bien entendues, n’ayant d’autreinconvénient que d’être contenues entre deux murs de face : disposition qui nepeut aller à tous les genres de pieces, étant éclairées pour la plupart de deuxcôtés, autrement il faùt feindre des croisées dans les dehors du bâtiment, ce quioccasionne nòn-seulement une dépense assez considérable, mais encore un “défautde simétrie pour la décotatiòn extérieure.
Elévations du côte de la cour & du côté du jardin. Planche ÍIL
Cette Flanche, comme les précédentes, rassemble les deux maisons, lesquel-les étant assujetties à la même hauteur d'étage Sc à ía même ordonnance , ne diffè-rent que dans la décoration des avant-COrps des façades du côté des jardins, les éléva-tions du côté de la cour étant absolument simétriquès. Voyez les Figures I Sc II.
Nous observerons en général que les distributions de ces bâtimens font pré-férables à ía décoration Extérieure. Celle-ci est trop monotone, Sc quoique ces édi-fices puistènt être considérés comme des maisons particulières , comme elles étoiencdestinées à la résidence de personnes de considération, il auroit été convenablede les composer d’une maniéré plus élégante, soit en donnant plus de richesse àleur Architecture, soit en procurant plus de mouvement aux plans des arriere-corps Sc des avant-Corps. Par ce moyen on auroit un peu interrompu l’unìté troprégulière de ia longueur de ce bâtiment, qui n’est bonne à observer que dans lesfaçades élévees dans les rués de certains quartiers, où la voie publique fait loi,mais qui ne réussit jamais bien ailleurs, si ce n’est dans les hôpitaux, les séminai-res, les infirmeries , les cazernes - Scq*