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4 (1756) La Description du Louvre & du Palais des Tuileries, celle du Château, Parc & Jardin de Versailles
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CklteauX o uvre.

** ARCHITECTURE F R A N Ç OI SE, Liv. VI.

da sertations Tune certaine étendue, dans ie dessein de multiplier les connoissances duBeau , & de faire éviter aux personnes de la profession les licences ou les abus quipeuvent se rencontrer dans le Bâtiment dont nous allons parler.

On doit donc sattendre dans cette description à nous trouver pénétrés dadmi-ration pour tout ce qui fe rencontrera de louable dans la composition de ce mo-nument, mais en même-tems assez sincères pour y relever fans partialité tous les-défauts contraires â la sévérité des régies de F Art. Sans doute il nous auroit étéplus agréable de nette pas obligés de relever certaines licences, mais nous serionsmoins utiles. D*ailleurs, quoiqu il sagisse ici d un Palais très-coníldérable , érigé parles plus habiles Maîtres du dernier siécle, nous croyons devoir suivre le mêmestyle que nous avons observé dans les descriptions des monumens qui font Fobjetdes volumes précédens ; cette maniéré d'écrire nous ayant paru assez généralementapprouvée jufqua présent.

Nous demandons donc à nos Lecteurs la même indulgence pour les observa-tions qui feront répandues dans la description de nos Maisons Royales, protestant queF esprit de critique ny aura aucune part, & que si nous y relevons quelque erreur, ôcqu il paroisse au contraire quil nous échappe quelques-unes des beautés quelles con-tiennent , cest que nous ne pouvons tout épuiser dans un seul édifice, étant obligésde conserver une sorte dintérêt póur la description de chacun en particulier. Noussentons bien quil fera peut-être difficile de nous justifier dune conduite qui nousa paru si nécessaire dans un Ouvrage de limportance de celui-ci , principalementchez la plupart des personnes peu accoutumées à un travail opiniâtre : ils fe déter-mineront lans doute avec peine à la recherche des préceptes dispersés dans unRecueil' aussi considérable. Nous concevons auffi que plusieurs Architectes fe révol-teront contre la plus grande partie des principes qui font la base de nos disserta-tions , parce que ne voulant point fe soumettre aux régies de lArt, ils se hérissentà la moindre contrainte , traitant de système tout ce qui n a pas , disent-ils , étéapprouvé ou suivi par leurs compatriotes, fans sappercevoir cependant que la plusgrande partie de ceux de nos prédécesseurs qui ont mérité le plus d estime dans Fartde bâtir , fe la font ordinairement acquise, parce que dans leurs productions, ils ontsuivi les opinions des Anciens, &ne sensont écartés que rarement & par la nécessitédes circonstances. Auffi n avons nous ici dautre objet en vue que de nous rendreFinterprête de ces grands Architectes, moins à la vérité pour nous donner unair de sçavant, que pour être de quelque secours à ceux qui par amour pour notre-profession , ou dans le dessein den faire leur capital, ont besoin de principes constans;qui leur en indiquent la route, & leur fassent remarquer les défauts qui; íè ren-contrent dans plusieurs de nos Edifices, soit par inadvertance ou autrement.