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ARCHITECT URE FR ANÇOISE, Liy. VI. iy
CHAPITRE V,
Plan générai de la dispojìtion actuelle des Bâtimens du Louvre ir dûPalais des Tuileries , avec la distribution des rues & les masses desMaisons particulières quiséparent ces deux grands édifices * Planche IV.
L E S distributions détaillées qú on Vòit stir cette planche indiquent prin- cààm àcipalement la disposition actuelle des bâtimens du Louvre ôc dú Palais des LourfCèTuileries séparés, comme on le remarque aujourd’hui, par des rues > des maffifsde maisons, & quelques édifices d’importance qui rendent presque impratiquablesles projets dont nous avons parlé précédemment. Cette considération auroit peut-être dû empêcher qu on n eut bâti à neuf plusieurs de ces édifices compris danscet espace} tels [que /’ Hôpital des Quinze - Vingt , marqué b , que l'on réédifieaujóurdhui, le Grand Bureau du Tabac -, marqué T , f Hôtel d'Elbeuf , marqué V,
&: plusieurs autres bâtimens considérables ; dans la crainte qu’à l’avenir ce qu’iîen couteroit , pour acquérir ces nouveaux édifices, ne détournât pour toujours de l’in-tention dans laquelle on a été de réunir un jour ces deux Maisons Royales, lesdeux plus somptueux Monumerts que nous ayons dans cette 'Capitale.
Nous n entreprendrons pas de rappelles dàns ce chapitre ce que nous avons ditailleurs íùr la nécessté preíque indispensable dans une grande ville , de veiller àce qui peut Contribuer à son embellissement : nous rappellerons feulement quêbien loin d’étóuffer , pour ainsi dire , par des édifices subalternes les environs dela demeure du Prince , on devròit y observer au contraire des issues libres, aérées,
&de grandes places publiques,qui annoncent dune fnanieîe véritablement royaleîa résidence dune Tête couronnée. Nous observerons aussi en passant, que les per-sonnes chargées par état de tout ce qui regarde le bien public en général, & lesintérêts du Prince en particulier, semblent ne pas veiller d’assez près à la policedes bâtimens qui s’élévent près de nòs Maisons Royales. Ce seroit cependant â ceshommes éclairés à prévenir les abus dont noUs Voulons parler ici ; car enfin l’on nepeut disconvenir aujourd’hui qu il ne faille chercher le Louvre dans le Louvre même ,par l’amas confus de la plupart des bâtimens trivials qui l’envîrônnent ; mais commeles remarques que nous pourrions faire â ce sujet íeroient peut-être mal-interprè-tees, fans produire aucun bien réel ; nous allons donner quelques détails des bâti-mens du Louvre & des Tuileries, & pasïer à quelques extraits historiques , concer-nant ceux qui font partie de leur dépendance.
Explication des Mires de renvoi de ìa Planche quatrième;
À, Distribution au rez - âe - chaussée du bâtiment du Louvre , dont les détailsferont déveîopés plus ert grand dans la planche cinquième.
B, Jardin de la Reine , appelle communément le Jardin de ìInfante.
C, Jardin de M. le Duc de Nevers.
D, Plusieurs petits jardins accordés à divers particuliers qui ont leurs ìogemensau Louvre.
E, Jardin & massif des bâtimens du Garde-Meuble (a).
(a) On appelle Garde-Meuble , le lieu òù font en & où l’on tient en dépôt les meubles d été & d hyverdépôt les meubles de la couronne ; ce bâtiment étoìt au- pour le Louvre, Versailles , Choisy , Ôc autres lieux def-trefois ïepetit Hâtel de Bourbon , qui a donné le nom au tinés au séjour ordinaire de Sa Majesté. On y voit auíîîcommencement de la rue des Poulies. les tapisseries du Roi, quelques excellens tableaux, l’ar-
C’est dans ce lieu où est conservée la plus grande genterie, & autres curiosités, dont le nombre & la ma-.partie des méubles servant à l’ameublement des Mai- gnificence méritent une description particulière qui nSsous royales, lorsque U Cour y fait quelque voyage, peut entrer dans ces notes.
Tome IV : E
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