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4 (1756) La Description du Louvre & du Palais des Tuileries, celle du Château, Parc & Jardin de Versailles
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ARCHITECTURE

FR AN Ç OISE, Liv. VI.

C H A P I T R E VIII.

Elévation de la principale façade du Louvre r du coté de Saint GermainVAuxerrois , bâtie fur Us desseins à fous la conduite de ClaudePerrault . Planche VII.

gâteau du T O u s voici arrivés à k partie la plus intéressante de ce vaste Palais , & nous6 JlN touchons au moment notre sentiment sera sans doute combattu par ceuxqui, pleins d estime & de vénération pour la beauté 8c lélégance de lArchitecturequi régne dans cette façade, ont trop négligé peut - être dexaminer cet Edificerelativement à la convenance. Quoiquil en soit , nous croyons devoir suivreTordre avec lequel nous avons considéré les ? bâtimens décrits dans les volumes pré-eédens de cet Ouvrage. Comme ce n'est point un esprit de critique qui nous ani-me , 8c que nous navons dautre objet que dexaminer nos Edifices avec uneattention égale à notre impartialité , nous devons considérer du même oeil lesches-d? œuvres de nos grands Maîtres, d autant plus quon imite plus ordinaire-ment leurs défauts que Ton nen saisit les beautés 8c que fous prétexte quiis íefont quelquefois affranchis de la gêne des régies, on íe permet les licences lesplus déréglées. En ester, plus ces hommes célébrés ont eu de talens supérieurs,& plus les libertés qu ils ont priíes font dun exemple dangereux. Mais si dun côtéîis ont se tromper dans quèlques parties de leurs compositions , de Tautrenous pouvons nous abuser dans nos observations. Dans cette crainte , nous neprétendons pas quélles ayent force de loi ; nous les proposons plutôt comme desdoutes que comme des décisions, 8c nous ne hasardons même plusieurs de cesremarques queparce qu il nous a paru qu on en avoir j a approuvé quelques-unes.

Nous avons eu tant cfoccasions Tailleurs de faire Téloge de Claude Perrault , quesi nous paraissons quelquefois contraires à son sentiment, on ne pourra du moinsnous accuser desprit de parti : toujours attentifs, autant quíl nous est possible, à louerle beau par-tout il íe rencontre , nous relevons les inadvertances, moins pourcensurer Touvrage, que pourfaire sentir la difficulté quîl y a d eviter les licencesdans la décoration dun édifice dune grande importance, 8c nous concevons mê-me quil nous fera auífi difficile daprécier lexcellence des beautés réelles de cettebelle façade, que de constater les défauts de convenance dont elle nest pas entie-rement exempte. Ces derniers, à la vérité, font peu de chose , si on les compareà la sublimité de Tordonnance ; auífi les expressions nous manqueront-elles plusdune fois, lorsqu il s agira dapplaudir à ce chef-dmuvre , qui a si justement mé-rité les éloges Sc réuni les 'lustrages des connoisseurs les plus éclairés (a) -, au.

(a) Tous les Voyageurs instruits & non prévenus, conviennent quil ne íe rencontre chez aucune Nationun Edifice aussi véritablement régulier , 8c dune auífibelle ordonnance que la façade dont nous faisons la des-cription. Nous rapporterons néanmoins à ce sujet uneparticularité, qui prouve ce que peut lesptit de partichez la plupart des hommes du métier. Lannée dernierele Recueil des ruines de Paltnyre fut mis au jour par M.Robert Wood , célébré Anglois , qui sétant transportésur les lieux en 1751 avec MM. Bouveríe 8c Dawkìns ,parcourut ces antiquités ; cet Amateur nayant épar-gné ni peines ni foins, ni les moyens nécessaires à une figrande entreprise nous a donné dans ce recueil lesdeíTeins 8c la description de divers monumens , dontquelques fragmens áísez considérables font encore fur.pied. A peine ce Recueil parut-il à Paris, que quelques

Architectes, toujours jaloux de lagloire que Claude Per-rault s'est si justement acquise, ont prétendu que la fa-çade du péristile dont nous parlons , avoir été faite furle modele des ruines de Palmyre ; la plupart de ces mo-numens, disent-ils, & principalement le Temple du So-leil , etant d Ordre Corinthien , élevé à quelques en-droits fur un soubassement, & dont les entre-colonne-mens font ornés de niches couronnées de frontons. Acela, nous répondrons que les estampes quon nous adonnées de ces ruines, ont été achevées, pour la plu-part, par conjectures, à dessein de donner, dit VEdi-teur , une idee plus complette des divers monumens ré-pandus dans cette collection j d ou lon poufroit conclurequau contraire ce feroit 1 exemple du Louvre, dans ionétat actuel, qui auroit donne 1 idée de ces supplémens.Quoiqu il en soit, ce trait de critique de la parc des Ad-

lieu