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4 s A RCHITECTURE FRANÇOISE, Liv.VI.
■i, Au dessus de ces niches, íe voyent des médaillons de même forme & grandeuroue ceux dont fous avons parlé plus haut. Ne feroit-il pas aussi a craindre que lesbas-reliefs que doivent contenir ces médaillons, ne soient d un trop petit volumenour être apperçus d’en bas * Ne pourróit-on pas demander encore h ces sortesde bas-reliefs, destinés à désigner des actions d’éclat, font bien du ressort de ladécoration d’un bâtiment de l’espece de celui dont nous parlons * Ne semble-t-ilpas au contraire Wil íeroit plus convenable de les réserver pour celle d’un Edi-fice consacré à la gloire du Prince, tel qu’un Arc de triomphe , ou tout autre ou-vrage de ce genre, parce qu’alors un tel monument, érigé par 1 amour du Peuple,semble exiger que Ton désigne dune maniéré symbolique, les principales actionsqui ont donné occasion aux Citoyens de le faire élever.
Le soubassement au dessous de ce péristile est perce de croisses bombees. Cesouvertures ont été faites contre le sentiment de notre Architecte , qui auroit pré-féré , dit-il, des trophées d’armes, dans les casques defquels on aûroit perce depetites ouvertures pour éclairer 1 intérieur de ce soubassement. Quoiqu en dise Per-rault , cette suppression, auroit encore donne un air moins habitable a ce Palais , Scfi auroit été à craindre que ces trophées, de la maniéré dont il les avoir conçus,n’eussent été postiches, n’étant alnenes par aucune table, ni corps saillant ou ren-trant. D’un autre côté la grandeur des croisées de ce soubassement contribue â ren-dre les autres ouvertures de cette façade trop peu considérables ; c est pourquoion auroit peut-être dû préférer de laisser ce soubassement lisse & uni, sur-1 ou t ayantaffecté si peu de percés dans toute l'étendue de ce bâtiment,
Les pavillons des extrémités de cette façade, dont la largeur est un peu considé-rable pour la hauteur, font de la même décoration que ce que nous venons deremarquer précédemment, à Pexception néanmoins que les parties angulaires deces pavillons sont revêtues de pilastres au lieu de colonnes. Plusieurs condamnentces pilastres, parce qu’ils prétendent que cette architecture n a pas assez d’analo-gie avec les colonnades, ni avec l’avant-corps du milieu. Cependant il faut consi-dérer non seulement que cette ordonnance présente quelque chose de plus ferme,Qc donne une apparence de solidité aux extrémités de cette façade , mais aussi queces pilastres étoient essentiels en faveur de lelévation du côté de la riviere, donttoute la décoration est en pilastres. Perrault néanmoins, à dessein de rappeller dansces pavillons les Ordres de colonnes distribuées dans les péristiles & dans l’avant-corps a pris soin de pratiquer dans leur milieu d’autres colonnes qui portent une plate-ban<se continue, & qui, en donnant du mouvement au plan de cette ordonnance,comuoíent une'architecture qui répond à la solidité que produit l’usage des pi-lastres dans la décoration. Entre ces colonnes, sont prauquees de grandes arcadesqui répondent assez bien à la grandeur de l’Ordre, & qui nous rappellent l’idéede celle que nous avons desirée dans le grand entre-colonnement de J avant-corpsdu milieu. Les croisses placées à côté de ces arcades sont dans le même cas quecelles que nous avons ci - devant trouvé trop petites, & forment ici une dis-parité d’ouverture qui nuit absolument à l’ordonnance colossale de ce frontise
^ On voit dans les planches du Louvre gravées anciennement par Le Clerc , des'mwrissemens oui dévoient couronner les pavillons des extrémités de cette façade.cL "emens sont composes dytiques. ornés de tables contenant de Sbas - reliefs séparés par des trophées, & terminés par un fronton circulaire, dansk tympan duquel font des bas-reliefs, & un œil de bœuf pour éclairer finteneurde cet Attique. On remarque dans le Recueil manuscrit de Perrault , page 19, unsupplément qu il avoit propose pour exhausser cet amortissement, il consiste en une