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A R c HIT E C TURE FRANÇOISE, Liv.VL
Château à* lignes qui la composent, & dans les angles droits qui déterminent ses retours ,
° uvre ' principalement lorsqu on a voulu donner à son ordonnance generale une expres-sion ferme & solide. . .
Les croisées des arriere-eorps B font les mêmes que celles dont nous venons deparler & diffèrent seulement par les trumeaux immenses qui les séparent. Cer-tainement dans toute autre circonstance, nous condamnerions la trop grandelargeur de ces trumeaux , mais nous avons dëja dit que cette façade dans fa plusgrande partie n avoit été que restaurée, & que les rues & la multiplicité des BâtimensParticuliers qui font élevés de ce côté du Louvre , rendoient cette décorationassez indifférente. Nous ajouterons cependant qu on auroit dû supprimer lespecede corniche horizontale, qui semble lier sans nécessité les frontons qui couronnentces mêmes croisées. Nous venons, il est vrai, de recommander le parallélisme dans^Architecture* mais on n en est pas moins obligé dëviter tout ce qui y portede la confusion ■& qui la divise sans vraisemblance ; rien nëst arbitraire dansTordonnance d un bâtiment-, les plus petits membres doivent y paraître nécessai-res & amenés par quelque cause apparente qui ne laisse aucune équivoque ; lansquoi tout devient licence dans la décoration ; d'oû naît le désordre qu on ne remar-que que trop souvent dans nos Bâtimens, fans en excepter, ceux de la premiere
importance, fous ^ ^kls de cette façade font d une grande beauté & dune exé-cution admirable, aussi-bien que la plus grande partie des croisées considérées sé-parément* sans contredit ce font autant de chef-d’œuvre dont nous donneronsplusieurs développemens dans le huitième volume de ce Recueil. La plupart ^ decelles du premier étage différent néanmoins en quelque chose de celles du péris-se. mais celles du rez-de-chaussée font absolument les mêmes. Enfin nous remar-querons quoiqu il paroisse dans cette planche que l’entablement Corinthien soitcontinué horizontalement, qu’il est dans l’exécution d’environ quatre pieds plus basdans toute la longueur de larriere-corps B & du pavillon A, pour s accorder aveccelui de la façade du côté de la place du Louvre, inégalité à laquelle on auroit ré-médié fans doute en ragréant cette derniere façade ? dont nous ne donnons pointla décoration dans ce Recueil, parce quelle a trop de disparité avec les précéden-tes.
CHAPITRE XIV.
Elévation de l’une des façades de la cour du Louvre , ado [fée à celle dupérijîile, projet t ée par Claude Perrault 3 pour être finie dans ïétatou elle se voit ici . Planche XVII.
Ett E planche nous offre une façade de l’intérieur de la coUr du Louvre ,j avec trois Ordres d’Architecture élevés les uns au-dessus des autres. La sui-vante nous donnera une autre face où l'on a préféré un Attique au troisième Or-dre ; de maniéré qu’il est aisé de concevoir que la décoration des quatre façadesde ce Palais est dissemblable dans leurs dimensions & dans la maniéré dont ellessont terminées. Cette disparité n’a pas peu contribue peut - être à l’irrésolution oùl'on a été jusqu’à présent de prendre un parti pour lentiere perfection de cet Edi-fice. D’un côté le troisième Ordre rencontre des difficultés pour le concilier avec