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4 (1756) La Description du Louvre & du Palais des Tuileries, celle du Château, Parc & Jardin de Versailles
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Paíais

^Tuileries.

u Architecture Françoise, Li V . VI.

des métré de ces derniers compares les uns avec les autres, principalement lorfquonveut les allier ensemble dans une même décoration.

LOrdre Corinthien élevé au-dessus de lIonique qui se voit ici , est assujetti auxmêmes axes & semble avoir été conservé tel qu il étoit, ainsi que les croisées , lesniches, 8cc. Il paroît qu on a seulement détruit tous les ornemens Gothiques quienrichissoient ces dernieres parties (Voyez la planche XXV ) 8c généralement toutescelles qui couronnoient ce second Ordre, pour y substituer un Attique de mêmehauteur que celui qui régné dans les arriérés - corps. Dans celui qui couronne lespavillons, on a affecté des pilastres pour lui donner plus de légèreté , 8c l'on afait faillir ces derniers des trois quarts de leur diamètre, nayant pu raisonnable-ment y placer des colonnes à cause de leur proportion raccourcie : ces pilastressaillans ont peu d exemples, aussi ne faut-iìpas les imiter indistinctement, quoiquilsne soient pas exécutés ici fans succès.

Les ailes D, bâties fous Henry IV fur les desseins de Jacques Androuet du Cer-eeau , furent démolies, pour la plus grande partie, lorsque Le Veau fut chargé derestaurer ce Palais. Celui-ci conserva sa longueur 8c sa hauteur. Les nouveauxpercés seulement furent assujettis aux distributions intérieures, siijettion qui n'apas permis a Le Veau de disposer les accouplemens de ses pilastres Compositesplus régulièrement : mais malgré cette contrainte, il est aifA que

cette nouvelle ordonnance est devenue sou p nubile., bien au-dessus de

ce qu elle étoit originan^ 11 '' 111 ' â K^erceau^ puiíquon y a détruit les petitsUvcuu-uuips úes extrémités de ces ailes, dans lintérieur desquels étoient pratiquésdes escaliers, 8c que Le Veau a préféré un entablement continu aux ressauts réi-térés , aux frontons 8c aux ornemens diffus qui se remarquent dans la plancheVI. Ce grand Ordre avoit été couronné dune balustrade telle quon la voit ici,8c qui a été détruite : elle étoit surmontée dun comble brisé, substitué depuis àune couverture à deux égouts, pour procurer fans doute une plus grande éléva-tion à lintérieur de la salle des machines placée dans lune de ces deux ailes, 8cqui paroît malgré ía grande hauteur , plus supportable sur cet Ordre que fur lespavillons C, dont les colonnes & les pilastres font dun beaucoup plus petit diamètre.

Quoiquil en soit, pouvons-nous applaudir à ce genre dArchitecture ; Paroît-ilnaturel que la hauteur de lent^blement Composite égale toute celle de lAttiquedes pavillons D, que les piédestaux de ces deux Ordres ayent si peu de relation en-semble. Autant de défauts qui nuisent afidéequon doir se former de légalité desniveaux de lintérieur des appartemens. Enfin paroît-il raisonnable de voir sur lamême ligne deux genres d'Architecture si différens entr'eux, 8c des ouverturesdont la proportion, la forme 8c la richesse font si dissemblables ;

Les gros pavillons E différent peu de leur exécution primitive par Du Cerceau :aussi y remarque-f on tout ce que l'Architecture peut offrir de plus licencieux. Destrumeaux inégaux , des écoinçons de largeur dissemblable , un plein il faudroit unvuide. On remarque Tailleurs dans lentablement de cet Ordre, un architrave 8cune frise interrompus pour laisser monter des croisées dune proportion extravagantejusques dessous la corniche -, un Attique dont les pilastres surpassent la hauteur delOrdre Ionique de lancien Edifice; des"chaînes de refend associées avec une ordon-nance délicate ; enfin on y apperçoit une infinité de petites parties qui ne peu-vent aller de pair avec un Ordre Coloílàl -, autant dabus que nous présente ladécoration monstrueuse de ce s pavillons.

Nous ne donnerons point de description particulière de la planche XXV, leparallèle que nous en avons fait avec la précédente doit suffire pour donner à con-