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Paíais
^Tuileries.
u Architecture Françoise, Li V . VI.
des métré de ces derniers compares les uns avec les autres, principalement lorfquonveut les allier ensemble dans une même décoration.
L’Ordre Corinthien élevé au-dessus de l’Ionique qui se voit ici , est assujetti auxmêmes axes & semble avoir été conservé tel qu il étoit, ainsi que les croisées , lesniches, 8cc. Il paroît qu on a seulement détruit tous les ornemens Gothiques quienrichissoient ces dernieres parties (Voyez la planche XXV ) 8c généralement toutescelles qui couronnoient ce second Ordre, pour y substituer un Attique de mêmehauteur que celui qui régné dans les arriérés - corps. Dans celui qui couronne lespavillons, on a affecté des pilastres pour lui donner plus de légèreté , 8c l'on afait faillir ces derniers des trois quarts de leur diamètre, n’ayant pu raisonnable-ment y placer des colonnes à cause de leur proportion raccourcie : ces pilastressaillans ont peu d exemples, aussi ne faut-iìpas les imiter indistinctement, quoiqu’ilsne soient pas exécutés ici fans succès.
Les ailes D, bâties fous Henry IV fur les desseins de Jacques Androuet du Cer-eeau , furent démolies, pour la plus grande partie, lorsque Le Veau fut chargé derestaurer ce Palais. Celui-ci conserva sa longueur 8c sa hauteur. Les nouveauxpercés seulement furent assujettis aux distributions intérieures, siijettion qui n'apas permis a Le Veau de disposer les accouplemens de ses pilastres Compositesplus régulièrement : mais malgré cette contrainte, il est aifA que
cette nouvelle ordonnance est devenue sou p — nubile., bien au-dessus de
ce qu elle étoit originan^ 11 '’' 111 ' â K^erceau^ puiíquon y a détruit les petitsUvcuu-uuips úes extrémités de ces ailes, dans l’intérieur desquels étoient pratiquésdes escaliers, 8c que Le Veau a préféré un entablement continu aux ressauts réi-térés , aux frontons 8c aux ornemens diffus qui se remarquent dans la plancheVI. Ce grand Ordre avoit été couronné dune balustrade telle qu’on la voit ici,8c qui a été détruite : elle étoit surmontée d’un comble brisé, substitué depuis àune couverture à deux égouts, pour procurer fans doute une plus grande éléva-tion à l’intérieur de la salle des machines placée dans lune de ces deux ailes, 8cqui paroît malgré ía grande hauteur , plus supportable sur cet Ordre que fur lespavillons C, dont les colonnes & les pilastres font d’un beaucoup plus petit diamètre.
Quoiqu’il en soit, pouvons-nous applaudir à ce genre d’Architecture ; Paroît-ilnaturel que la hauteur de l’ent^blement Composite égale toute celle de l’Attiquedes pavillons D, que les piédestaux de ces deux Ordres ayent si peu de relation en-semble. Autant de défauts qui nuisent afidéequon doir se former de légalité desniveaux de l’intérieur des appartemens. Enfin paroît-il raisonnable de voir sur lamême ligne deux genres d'Architecture si différens entr'eux, 8c des ouverturesdont la proportion, la forme 8c la richesse font si dissemblables ;
Les gros pavillons E différent peu de leur exécution primitive par Du Cerceau :aussi y remarque-f on tout ce que l'Architecture peut offrir de plus licencieux. Destrumeaux inégaux , des écoinçons de largeur dissemblable , un plein où il faudroit unvuide. On remarque Tailleurs dans l’entablement de cet Ordre, un architrave 8cune frise interrompus pour laisser monter des croisées dune proportion extravagantejusques dessous la corniche -, un Attique dont les pilastres surpassent la hauteur del’Ordre Ionique de lancien Edifice; des"chaînes de refend associées avec une ordon-nance délicate ; enfin on y apperçoit une infinité de petites parties qui ne peu-vent aller de pair avec un Ordre Coloílàl -, autant d’abus que nous présente ladécoration monstrueuse de ce s pavillons.
Nous ne donnerons point de description particulière de la planche XXV, leparallèle que nous en avons fait avec la précédente doit suffire pour donner à con-