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4 (1756) La Description du Louvre & du Palais des Tuileries, celle du Château, Parc & Jardin de Versailles
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Palais

Tuileries.

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A R C HIT E C TURE FRANÇOISE, Liv. VI.

triangulaires posés fur le devant dun cdmtle continu "t m ), & qui par une fuitefuneste limitations fe retrouvent encore réitérés sor toutes les croilees & lesniches de cette façade! Quelle négligence encore d'avoir rendu le corps b dissem-blable des autres, & de ne lavoir pas place au moins au milieu de 1 aile, lans avoird excuse légitime pour la distribution des dedans, ni au rez-de-chaussée , occupépar des écuries. ni au premier étage destiné pour une galerie à qui la largeur de cecorps apporte même un défaut de symétrie dans son intérieur. On remarque aussi«messes portes en plein-ceintre a, c, dissolurent avec les autres ouvertures de cetteélévation Certainement, lorsque la nécessité de changer la forme des perces d unEdifice fait loi, au moins faut-il désigner un avant-corps particulier qui annoncecette nécessité; autrement il en résulte une disparité plus ou moins condamnableselon le plus ou moins d'importance du Bâtiment (u). , , , c ,

Malgré les licences que nous venons de remarquer, peut-etre eut-.l ete prefe-rable de continuer l'ordonnance de cette aîle dans toute la longueur de la façade,plutôt que d’affecter un autre genre d’Architecture dune beaucoup plus petiteproportion, f. chargé démembres & d'ornemens, qu a peine les apperçoit-on duPied de l’Edifice. Chacune de ces parties néanmoins est belle leparement : nousn’entendons blâmer ici que leur assemblage mal assorti. Par exemple, 1 avant-corpsB n est - il pas évidemment trop petit pour figurer dans une etendue de Bâtimentfi considérable^ D’ailleurs cet avant-corps est accotte de part & d autre dune or-donnance d’Architecture disparate, celui d même ne symetníe pas avec celui C ,ni avec la façade e, si l'on en excepte fa partie supérieure, licence qui annoncele peu d'harmonie qu'on a cherché à mettre dans l'enlemble de cette décoration.Au contraire, on voir partout que chaque Architecte a préféré son opinion par-ticulière à lester général, doà il réfute que jamais il neutre dans l.dee dunétranger qui considéré l'aspect de cet Edifice, qu il ait ete eleve pour la meme fin,ni que cette façade contienne dans son intérieur une feule & meme piece, & qu onait eu pour objet de réunir L de conserver le plain-pied du Louvre, au premier étage,

avec celui des Tuileries. , - -

Examinons même en particulier la façade e, nous trouverons un Ordre Toi-can au rez-de-chaussée , qui considéré séparément, pourroit faire un soubasse-ment convenable, mais qui fait damant moins bien ici, que non seulement il sur-passe d’un module la hauteur de l'Ordre de dessus, mais encore qu’il est chargé dunequantité si prodigieuse d'ornemens ( o ) que l'Ordre Corinthien devient pauvre& chétif. D ailleurs ce Toscan que nous avons nomme loubaílement, parce quilest au rez-de-chaussée, n’est-il pas ridiculement surmonté par un étage de propor-tion Attique dans l'ordonnance duquel on apperçoit un mélange de petites par-ties inconsidérément alliées avec des largeurs de trumeaux considérables, & le peu

de hauteur de cet étage.

guichet du Louvre ; ce percé n’ayant été fait qu’aprèscoup pour le dégagement de la rue Fromanteau : ceschangemens n ont rien d’assez intéressmt ; on a prisfoin seulement de les marquer dans les plans générauxdu Louvre que nous donnons dans ce Volume.

(o) Ce que l’on voit exécuté des ornemens de cetOrdre, particulièrement ceux qui font distribués dansson entablement , font de la plus grande perfection.Les connoisseurs font épris de la beauté du ciseau du.Sculpteur, & pour l’ordinaire font révoltés du desseinde l’Architecte. Cette critique néanmoins ne regardeque l’enfemble, certainement tous les profils considé-rés séparément sont ingénieux, fermes & coulans. Onleur reproche seulement d’être mal appliqués , &d’uneexpression contraire au motif qui leur a donné lieu.

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(m) Les balustrades que l’on remarque au-dessus del’entablement, placées entre chacun de ces frontons , ontété supprimées , ainsi que celles qui étoient placées ducôté du Jardin. La roideur des combles Sc le séjour desneiges ont forcé à cette suppression ; certainement ileût été mieux ici d’annuller les frontons Sc de continuerla balustrade, cette derniere eût couronné avec plus dedignité cette partie supérieure, quoiqu’en général il failleéviter d’allier ensemble les combles avec les balustrades.

(n) On remarque fur cette planche un soubasse-ment qui devoit former le revêtissement d’un fossé pro-posé dans toute la longueur de cette façade j mais iln’a jamais eu lieu,, non plus que celui du Louvre : onne voit pas non plus fur cette planche une troisièmeouverture placée en^, nommée aujourd’hui le premier