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4 (1756) La Description du Louvre & du Palais des Tuileries, celle du Château, Parc & Jardin de Versailles
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Château

Versailles.

I 54 ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv.VII.

combien il étoit contraire à la bienséance de pratiquer des combles apparens aadessus de la résidence dune tête couronnée; couverture qui ne présente toujours àVidée du Spectateur, que des logemens en galetas, contraires à la dignité d’un Edi-fice tel que celui dont nous parlons, & qu ’Hardouin Mansard a sçu éviter dans Vor-donnance de la façade de ce même Palais du côté des Jardins.

Sans doute les augmentations dont nous venons de faire mention , ont renducette ancienne façade plus supportable p mais il faut convenir que quelque amé-lioration que cela lui ait procuré , cette alliance de l’Architecture moderne aveccelle semi - gothique qui y régnoit auparavant , forme un contraste qui présenteune ordonnance trop imparfaite pour nous déterminer ici à en relever tous lesabus. D’ailleurs > plus nous avancerons dans les descriptions qui composeront lafuite de ce Recueil, ôc moins Von doit s’attendre à trouver 1 énumération deslicences qui se rencontreront dans les Edifices qui nous restent à exami-ner. Le commencement de cet œuvre a dû être élémentaire ; à ces élémens , nous'avons cru devoir faire succéder les préceptes fondamentaux de l’Art. On ne doitplus s’attendre qu’à des dissertations ôc à une analyse raisonnée, puisqu il ne nousreste plus que des maisons de plaisance à traiter. Nous supposons que la lecture decet ouvrage a dû accroître jusqu à présent les connoiísances de ceux entre lesmains desquels il est parvenu. Nous éviterons par-là des répétitions fans nombre, danslesquelles nous ne pourrions manquer de tomber, parce qu il nous arrivera d’avoirtoujours les mêmes genres de beautés à applaudir, les mêmes défauts à censurer, ôcles mêmes systèmes à combattre, en forte que jusqu a la perfection du sixième Vo-lume , nos observations auront pour objet les beautés reconnues pour telles, lesmoyens de parvenir à leur imitation, ôc la route nécessaire à tenir pour y arriver :6c lorfqu’il s’agira des septième ôc huitième Volumes, comme la nature de l’òuvragedeviendra différente, quoique relative aux matières qui auront précédé, nous re-prendrons Vefprit de comparaison, ôc nous serons forcés de revenir à, la discussiondes préceptes.

Planche X11.

L’élévatîon gravée fur cette planche, assez semblable à celle de la planche X, ehdiffère cependant à ses deux extrémités * celle A fait voir la partie extérieure duchevet de la Chapelle dont nous avons parlé , en décrivant les plans du Château ÔCpour laquelle nous avons renvoyé au Chapitre VIII, où Von trouvera les devéloppe-mens de ce monument ; celle B donne à connoître lelévation extérieure de la nou-velle salle de spectacle que Von érige actuellement, ôc qui n’est encore élevée que juf-<qu à la hauteur du premier cordon. Par cette élévation il est aisé de sentir la né-cessité dans laquelle on s’est trouvé de s’assujettir à Vancienne ordonnance • imitationpeut-être préférable à un nouveau genre de décoration, lequel, quoique beaucoupplus conforme au bon goût de VArchitecture , auroit formé une disparité avecl’ex-trêmité opposée de cette aîle. D’ailleurs la décoration dune façade de Bâtiment,doit être une, malgré Vufage varié des dedans, & à l’exception des avant-corpsôc des pavillons, qui peuvent recevdir quelque prééminence ôc quelque richesse,quoique d’une ordonnance toujours conforme au caractère de l’Edifíce , il estcontre ì’harmonie du tout, de désigner extérieurement dans un Palais, dans uneMaison Royale, ou dans tout autre Bâtiment destiné à Vhabitation, les lieux con-sacrés au culte de la Divinité , ou ceux qui doivent servir pour les délassemensde Vefprit humain : chacun de ces différens genres de productions exigeant dessymboles ôc des allégories qui ne peuvent se concilier avec les attributs héroïquesqui doivent caractériser les décorations de la demeure d’un Souverain. Nous avons