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4 (1756) La Description du Louvre & du Palais des Tuileries, celle du Château, Parc & Jardin de Versailles
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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. VII.

Château c!eVersailles.

sophites des architraves ( Voyez le dessein de ce plafond dans la planche XIX dece Chapitre ). Dans l’entre - colonnement du milieu fe remarque une niche dontl’Architecture qui l’environne , les ornemens qui l’accompagnent, la figure &:le piédestal qui la soutient , font d une exécution très-médiocre. Cette figure estde marbre, elle représente la Gloire , ôc a été exécutée par Fajsé. Celle qui lui estopposée, représente la Magnanimité , & a été exécutée par Boujfau. Dans les deuxentre-colonnemens des angles, font placées de grandes portes en plein-ceintre fer-mées, de menuiserie, ornées de sculpture ôc de dorure, & au dessus du chambranledeíquelles font des figures en bas - relief, représentant des Vertus Chrétiennes.Cette piece est terminée en calotte formant arc de cloître ; dans les angles fontplacées les quatre parties du Monde, ôc dans le milieu de cette calotte est unegrande lunette de forme elliptique, qui donne occasion à une double voûte prisedans la hauteur de la charpente, ôc qui réussit assez bien.

Description de la coupe sur la largeur de la Chapelle de Versailles , vue du côté du

maître Autel. Planche XXII.

Cette coupe est prise dans Taxe de la Chapelle de S. Louis , & nous fait voirune des faces latérales de cette Chapelle & celle de la Vierge , le rond- pointde I’Eglise ou est placé le maître Autel, & la tribune pour la musique. Ellenous fait voir aussi la largeur des bas-côtés au rez-de-chauslee , & celle des tri-bunes au premier étage. Enfin on y remarque le cul-de-four de la voûte, le de-véloppement de la charpente, ôc la décoration de la lanterne qui termine ce mo-nument.

Le maître Autel est adossé à l’arcade qui fait face à la porte d’entrée ; pour cela,on n’a fait cette arcade que feinte. N auroit-il pas été mieux de la laisser ouverte ,ôc d'isoler le coffre d’Autel ; Car malgré la richesse de la gloire céleste qui rem-plit cette arcade, malgré les Anges adorateurs ôc les autres ornemens de bronzedoré d or moulu qui laccompagnent, toute cette sculpture paroît postiche, mé-plate , ôc tient la place d un vuide qui eût beaucoup mieux réussi ; tant il est vrai

que l’Art du Sculpteur est insuffisant, lorsque ses productions sent mal dirigées parV Architecte, qui nécessairement doit avoir Vesprit du. tout, &c assigner à chaque

Artiste l’arrangement, la disposition, ôc la forme de toutes les parties qui com-posent 1 ouvrage entier.

Le coffre d’Autel est construit de marbre précieux : il est élevé fur plusieursgradins aussi de marbre : le marche-pied est à compartimens, d’un dessein qui imitela broderie ; le tout d’un trés-bon goût de dessein. Au dessus de cet Autel, dans lerenfoncement de la tribune du rond-point, se remarque le buffet d orgue élevéfur des gradins ou se place la musique. Nous avons déja condamné la situationde ces gradins au dessus du sanctuaire. En effet, il paroît contre la bienséance deremarquer au dessus de TAutel, une multitude d’hommes vulgaires, qui, quoi-que destinés à chanter les Cantiques du Seigneur , n’obfervent pas, à beaucoupprés, la décence qui convient à nos Temples. Du moins ces tribunes devroient-elles être plus éloignées du Saint des Saints. Cette considération, qui nous paroîtimportante , étoit une raison de plus pour isoler le coffre de T Autel, comme noussavons proposé, ôc pour placer ces tribunes fur les collatéraux, ainsi qu’on le re-marque à la Chapelle de Fontainebleau, ou, comme on le pratique ordinairement,en face du Sanctuaire, oû fe trouvent placés, plus convenablement, les orguesôc la musique dans nos Paroisses. La convenance, si fort recommandable dans tousles genres d’Edifices, ne devroit jamais être négligée dans nos Eglises. Je lai dit

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