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GAEVANO-MAGA’ÊTIQUE — GALVANOMÈTHE
les épreuves daguerriennes. On aura là une planchedessinée par la lumière et gravée par l’électricité.
On sait que les images daguerriennes sont compo-sées do saillies dues aux dépôts de mercure formantdes clairs, et de parlies planes formant les omîmes,qui ne sont autres que l'argent du plaqué. Les dé-gradations de teintes proviennent du mélange dessaillies et des parlies planes.
Si sur ces images, considérées comme moules, ondépose du cuivre, il arrivera que les reliefs devien-dront des creux, et vice versa; de cette façon, onaurait une planche qui donnerait des noirs à laplace do blancs, et réciproquement. De plus, les sail-lies sont si faibles, que les tirages seraient à peinepossibles. On aime mieux alors résoudre le problèmeen considérant les planches daguerriennes commedes électrodes solubles dans les liquides attaquant lemercure et laissant l’argent.
La liqueur qui attaque le mercure en laissant l'ar—, C ^ l’^dc hydrochlorique.
Voici comment M. Grove dispose l’appareil. Dansun bâli en bois, on pratique deux cavités placées à0 m ,005 de distance l’une de l'autre, dans les-quelles on glisse : t° la plaque daguerrienne ; 2° uneplaque de platine de même dimension. Le dos et lesbords de la plaque daguerrienne sont vernis avec unesolution de gomme laque; on laisse seulement libreune portion du bord pour établir le contact avec leconducteur voltaïque. Le bâli en bois chargé de cesdeux plaques est ensuite placé dans un vase de verreou de porcelaine, rempli d’une solution de 2 volumesd'acide hydrochlorique et. de 1 volume d'eau distillée.Deux fils en platine assez forts, venant d'une pile deGrove, sont mis en communication avec les deuxélectrodes pendant 30 secondes.
On retire alors la plaque daguerrienne, on la lavedans l’eau distillée, et si l'argent était bien homogèneet ne présentait point de stries, le dessin originalaura pris une belle couleur de terre de Sienne, pro-duite par la couche d’oxychlorure formée pendantl’opération. On place l’épreuve dans un plat contenantune solution très faible d’ammoniaque, et on frottelégèrement la surface avec du colon bien doux, jus-qu’à ce que le dépôt ait disparu. On replonge aussitôtdans l’eau distillée, et ou fait sécher avec soin. L’o-pération est alors terminée, et on obtient une gravureparfaite du dessin original. Elle sera même plus vraieque ce dernier, car elle ne sera pas renversée. Tou-tefois, la gravure des épreuves daguerriennes offredes difficultés insurmontables. SV les plaques sontgravées assez profondément pour donner une bonneépreuve, quelques-unes des lignes les plus délicatesde l’original se confondront nécessairement et tabeauté line et délicate des dessins sera détruite.
Mais si, au contraire, on n’a continué l’opérationque pendant le temps nécessaire pour produire lagravure exacte de l’épreuve, ainsi que l’on peut lefaire parfaitement, le nettoyage que l’imprimeur luifait subir suffit pour détruire sa beauté, et l’on n’ob-tient qu’une épreuve très imparfaite, parce que lesmolécules de l’encre d'imprimerie sont trop grossespour la profondeur du Irait gravé.
GALVANO-MAGNÉTIQUE. —
galvano-magnélisme.
Qui a rapport au
GALVANO-MAGNÉTISME. — Ensemble des elîcU la fois galvaniques et magnétiques. On dit plutÉLECTRO-MAGNÉTISME.
galvanomètre.
— Instrument servant à eontater le passage d'un courant, à en reconnaître le se
et, dans certains cas, à en mesurer D’intensité et la
FORCE ÉLECTROMOTRICE. (V. AMPÈREMÈTRE, VOLTMÈTRECt BOUSSOLE.)
Le galvanomètre ou rhéomèlre, est un appareilfondé sur la découverte d OLrsted, de 1 action direc-trice exercée par les courants sur les aimants, et quisert à constater, par celte action même, l’existenced’un courant, à en fixer le sens et à donner une sortede mesure de son intensité (v. électro-magnetisme).Cet appareil a été ima-giné par Schweiger, enAllemagne,peu de tempsaprès la découverted’OErsted. 11 pourrait seréduire, si le courantessayé élait assez fort,à un simple cadre rec-tangulaire, formé d’unfil métallique clans le-quel on ferait passer lecourant et dans l’inté-rieur duquel serait suspendue, parallèlement à deux deses côtés, l’aiguille sur laquelle le courant devrait agir.
On sait que, lorsqu’on approche d’une aiguille ai-mantée un fil métallique rectiligne dans lequel passeun courant, si la plus courte distance du fil à l’ai-guille tombe sur celte aiguille au point par lequelelle est suspendue, les réactions qu’elle éprouve dela part du courant tendent à la faire tourner autourde son centre, pour lui faire prendre une directionperpendiculaire à celle du courant et dans un senstel qu'un observateur, couché le long du courant demanière à recevoir par les pieds l'électricité positive,et d’ailleurs tourné vers l’aiguille, verrait le pôleaustral de cette aiguille se porter vers sa gauche.
Soient doue NS (fig. 1) une aiguille de déclinai-son suspendue horizontalement par son centre dansle plan du méridien magnétique, et Al ICI ) un cadremétallique rectangulaire dont le plan coïncide aveccelui du méridien magnétique, dont deux côtés, AD,CD, soient parallèles à l’aiguille, et dont le centrecoïncide avec le point de suspension de cette aiguille :si l’on fait passer dans ce cadre un courant tel quel'électricité positive suive la direction AlïCD, d'aprèsla règle énoncée plus liant, les actions directrices desquatre courants rectilignes, AD, DG, Gl), DA, surl’aiguille tendront également toutes à la faire tournerdans le plan horizontal qui la contient, de manière àporter son pôle sud S vers l’ouest : la déviationaura donc lieu, et elle sera d'autant,.plus forte que lecourant aura lui-même plus d’énergie,j Dans l’expérience ainsi faite, l’action directrice du
courant est oppo-sée à celle de laterre et, par consé-quent, l'effet pro-duit ne peut êtresensible qu’avecun courant un peufort.
On peut d’aborddonner plus desensibilité à l’ap-pareil en accou-plant, suspenduesau même fil verti-cal, deux aiguillesparallèles aimantées au même degré, dont les pôlessoient disposés en sens contraires, ct dont une seulesoit entourée par le courant {fig. 2). La terre n’ayantpas, en effet, d’action sur un pareil système, lamobilité de l’aiguille placée à l’intérieur du cadre