Band 
Premier volume.
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sèrent tout effrayés. On commença dès-lors, àBâle , à faire de sérieuses réflexions sur les incon-yéniens d’un si importun voisinage qui rendait laclause de la neutralité tout-à-fait illusoire à l’é-gard de la ville. Il était clair, en effet, que lecommandant de Huningue , manquant de vivres,n’avait qu’à en faire demander aux autorités bà-loises, en ayant soin d’appuyer sa requête d’uneou deux bombes, pour être assuré de voir aussi-tôt arriver le nécessaire, et même le superflu. Ilfut résolu, en conséquence, qu’on insisterait for-tement auprès des puissances alliées afin d’êtredébarrassé de celle fâcheuse sujétion qui entravaitaussi évidemment le libre arbitre desBàlois, endépit de l’inscription bienveillante placée parLouis XIV au-dessus de la porte de la forteresse :« Socù's tutelam , hostibus terrorem. »

Après cetle anecdote^ se non vera , almen bentrovata, je veux, toute rancune cessante, rappor-ter un trait honorable pour nos anciens alliés ; ildate de la même époque. La diète helvétique , do-minée par la force des circonstances, donne ordreà un corps de confédérés, commandé par le géné-ral Bachmann, de se porter en France pour ap-puyer les opérations des alliés. Ces braves régi-mens ne purent oublier aussi facilement les liens