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elle tout le prestige du succès. Peu de temps après,
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Erasme se vit forcé de quitter Bàle où il n’eûtpas manqué de rester, si seulement il eût consentià rester neutre. Il est à remarquer qu’au milieu deses sarcasmes contre les mauvais papes et les abusdelà cour de Rome, on ne trouve rien qui annoncedirectement ou indirectement l’intention d’abolirla papauté et de proclamer le droit de libre exa-men sur les ruines du principe de l’autorité, etc’est là la pierre angulaire du protestantisme.Voici ce qu’Érasme dit quelque part au sujet desaccusations contradictoires dont il fut l’objet : « Latragédie luthérienne accumula sur lui un fardeaude ressentiment intolérable ; il fut déchiré parlesdeux partis tandis qu’il s'efforcait à leur être utile.»
Je n’ai trouvé à la bibliothèque, en fait de ma-nuscrits de lui, que quelques lettres écrites à sonami Amersbach , de Fribourg , où il s’était retiréavec les chanoines de Bàle ; elles offrent peu d’in-térêt. J’y ai pourtant remarqué le passage suivantqui vient à l’appui de ce qu’on sait du caractèrehumain et tolérant de cet homme célèbre : « Lecardinal M’** qui insistait si fortement sur la né-cessité d’employer des mesures de rigueur contreles réformés, vient d’ètre pris par un corsaire al-gérien ; ces gens-là vont lui enseigner à ses dépens