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quelquefois sur la route arrêtaient, pour un mo-ment, la inarche des calèches, ces vigoureux mon-tagnards, dans leur zèle, se précipitaient au nom-bre d’une douzaine sur les quatre roues, et, sou-levant les voitures avant qu’on eût le temps d’êtredescendu, ils les transportaient plus loin.
Le costume du pays est à la fois pittoresque etriche; les femmes portent des jupons d’un beaudrap rouge, plissés à plis innombrables, des cor-sets de velours noir, dessinant bien la taille, et d’oùsortent des manches bouffantes d’une éclatanteblancheur , des bas de coton très fins et bien tirés,de petits souliers garnis de boucles en argent com-plètent leur ajustement. Une grosse chaîne dumême métal, qui leur fait deux ou trois fois le tourdu corps, vient leur tomber sur le côté, et soutientun chapelet avec quelques bijoux, parmi lesquelsj’ai remarqué des pièces d’or percées. Leurs che-veux, généralement blonds, leur pendent sur lesépaules en grosses tresses entrertfelées de rubans decouleur, et, sur le sommet de la tète est fixé ,soit un nœud de larges rubans noirs, soit un cha-peau de paille souffl ée dont les bords sont pendansou relevés des quatre côtés d’une façon aussi ori-ginale que coquette. Le crayon aurait peine à endonner une idée exacte, au moins; dans les dessins