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ses magistrats, Zurich en compte plusieurs qui,politiques consommés et habiles capitaines, ontexercé une grande influence sur ses destinées etsur celles de la Suisse ; il n’a manqué aux Brun,auxStussi, aux Waldmann qu’un plus vaste théâ-tre pour rendre leurs noms célèbres. Unissant, àl’énergie de l’homme d’action , le tact de l’hommed’affaires et la souplesse du diplomate, ils possé-daient le secret de cette éloquence qui met en jeules passions populaires qu’elle exploite; ils n’a-vaient qu’un but : leur propre élévation, qui sou-vent se conciliait, il est vrai, avec l’intérêt de lapatrie; ils y tendaient de toute la force de leurvolonté, d’ailleurs peu scrupuleux sur le choix desmoyens. Avides de pensions, d’honneurs et depouvoir, ils se montraient, une fois arrivés auterme de leur ambition , arrogans envers leurségaux, durs envers leurs subordonnés, despoti-ques et jaloux dans l’exercice de leur autoritéqu’ils travaillaient sans cesse à étendre. Stussi etWaldmann expièrent cruellement des torts de cegenre. La faveur du peuple, qui les avait portésà la plus haute fortune, les délaissa, et ils périrentmisérablement, l’un dans une expédition mal-heureuse, l’autre par la main du bourreau.
Stussi était un terrible homme; voici un mot