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s’ennuyer à domicile, consacrent leur temps et leurargent à promener, par le monde, le fardeau deleur désœuvrement. C’est une macédoine qu’unvolume semblable; ici, un jeune voyageur propa-gandiste, à propos du sol •classique de la liberté ,fulmine ses invectives contre la tyrannie des roiset les manœuvres de l’aristocratie, et appelle duhaut du Rigi , les peuples à l’indépendance; plusloin, un Anglais atteste qu’il a trouvé à l’hôtel duCheval-Blanc, the accommodations very good andthe charges very moderate ( formule invariable ),il est démenti, deux lignes plus bas, par un de sescompatriotes; ailleurs, un étudiant allemand , toutfrais émoulu de l’université, apostrophe, d’une ci-tation grecque ou latine, la nature qui n’en peutmais; enfin, à la page suivante, un bel esprit deGenève ou de Neuchâtel s’échauffe à froid, dansune tirade de vers français , irréprochables, quantau nombre des pieds. Ceux-là, à mon avis, semontrent les plus sensés qui écrivent simplementleur nom pour donner avis de leur passage à desamis que le hasard peut amener ici le lendemain ;j’ai dû à cette habitude , d’agréables rencontres.
i. Je veux pourtant donner un échantillon de la poésiedu cm qui a pour moi le mérite d'être tout-à-fàit de cir-constance. C’est un voyageur désappointé qui parle :