frappé intempestivement le premier coup, on f’;<proclamé le libérateur de sa patrie, tandis qu’iln'a fait, après tout, que venger, par le plus légi-time des guet-apens^ (expression de M. Simond )une injure qui lui était personnelle. Cet acte isoléfaillit au contraire compromettre le succès du grandprojet d’affranchissement, et fut regardé commeun contre-temps fâcheux par tous ceux qui yavaient pris part. Les vrais libérateurs de la Suisse sont, à mes yeux, Stauffacher, Erni de Melchtal,Attinghausen , chefs de cette noblesse de paysans ,comme Gessler l’appelait ironiquement, qui, re-présentant les cantons de Schwytz , d’Uri et d’Un-derwald, formèrent la sainte conjuration duGrultlï. En admettant pour constatée la circons-tance de la pomme, dont Muller ne dit pas unmot, dans son Histoire philosophique, mais queTschokke , dans son Histoire populaire, n’a eugarde d’omettre, il ine semble, sauf erreur, queTell eût dû tuer Gessler avant que de tenter, auxdépens de son cœur paternel, la barbare épreuveque celui-ci lui imposait; en effet, sa seconde flèchen’eût pu lui rendre ce que la première pouvait luifaire perdre. En relisant ce paragraphe, il me vientdans la pensée qu’il ne ferait pas bon à le débitersur la place d’Allorf, un jour de marché; l’auteur
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