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Premier volume.
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carré impénétrable qui reçoit leur choc sans s’é-branler. Deux fois repoussés, ils reviennent deuxfois à la charge; les lignes des Autrichiens sontencore intactes et les Suisses ont perdu un grandnombre de leurs meilleurs combattans; l’avoyerde Lucerne Gondolding est tombé, et avec luiplusieurs des chefs les plus intrépides. « Frappezsur les bois de lance, ils sont creux ! » s’écrie unevoix , mais ce moyen est sans succès ; déjà les con-fédérés reculent, ils éprouvent déjà ce découra-gement fatal, précurseur de la défaite; le front del’armée ennemie qui sent son avantage, se déploie

et va les envelopper_Dans cet instant critique,

Arnold de Winkelried s’écrie : « Confédérés, pre-nez soin de ma femme et de mes enfans, je vaisvous faire un chemin! » Il se précipite aussitôt, lesbras étendus, sur les piques autrichiennes, ensaisit autant qu’il en peut atteindre, et, les réu-nissant en faisceau sur sa poitrine, il tombe percéde coups et entraîne dans sa chute ses nombreuxadversaires. Les Suisses s’élancent par cette trouée,se font jour au travers des rangs ennemis , à la fa-veur de la confusion, et y portent la terreur et lamort. Les chevaliers en désordre, embarassés parleurs lourdes armures, ne peuvent ni fuir ni sedéfendre ; les Suisses triomphent et le dévoùment