Cette menace était prophétique, et peu de tempsaprès le bailli de Wollhausen fut, comme tous sescollègues, expulsé de la contrée par les popula-tions soulevées.
A part l’intérêt historique, la course de Sem-pach vaut bien la peine d’être faite ; c’est l’affaired’une après-dinée qu’il serait difficile d’employerà une plus jolie promenade. En revenant de lachapelle, nous nous sommes arrêtés dans la villequi semble avoir conservé la même physionomiequ’elle avait à l’époque où l’on préparait, sous sesmurs, une si belle page d’histoire à Jean de Mul-ler. Nous primes le café chez, un aubergiste quenous trouvâmes lisant un Virgile bien feuilleté, jele félicitai sur son instruction et ses goûts studieux,rares, en tous pays, parmi ses confrères; il me ré-pondit par une citation latine très bien choisie ,dont je n’ai pas la prétention d’indiquer la source,je me rappelle seulement qu’il y était question desmuses. Honteux de demeurer en reste, j’évoquaitout mon latin à mon aide et lui ripostai modeste-ment par le banal « dulces ante omnia musœ ».Nous parlâmes de la journée de Seinpach, et unheureux à-propos me suggéra le « nec sine puh'erepalma » ; alors mon homme me rétorqua unephrase de Tacite en l’honneur de la liberté, pour