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Premier volume.
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tagne enchantée, suivi de tous les prêtres du voi-sinage et d’une foule de curieux, jeta, en leurprésence, des pierres dans le lac, et provoqual’ombre de Pilate par ses paroles outrageantes :

« maudit! jette ton limon! » Pilate se tint coi etne souilla pas , depuis onc il n’a fait parler de lui.

Celui des revers de cette belle montagne quidomine le lac, était couvert de magnifiques forêtsde sapins que la difficulté, ou pour mieux dire,la presque impossibilité de l’exploitation rendaitsans valeur. Un marchand de bois de constructiona acheté, à vil prix, ces forêts dont il a su tirerparti à force d’industrie et à l’aide de travaux quiont quelque chose de gigantesque. Il a fait côns-' truire, sur la pente escarpée du Pilate, une espècede rigole ou de couloir en troncs de sapins solide-ment assemblés , le long duquel glissaient, entraî-nés par leur poids, les arbres ébranchés qu’on ypoussait du haut de la montagne. Ce couloir,long de douze mille mètres , ( trois lieues deposte) franchissait les rochers, les vallées, étaitsuspendu au-dessus des précipices, serpentait, encourbes immenses, sur le flanc et la base du Pilate,et aboutissait au lac, par une pente habilementménagée. Un tronc de sapin , de quatre-vingt-dixpieds de .long sur deux et demi de diamètre, ne