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M. K.... m’a raconté qu’un jeune voyageur,(ne serait-ce pas un compatriote?) s’ennuyant na-guères clans l’auberge d’un village retiré, eut lafantaisie d’aller sur les brisées des galans de l’en-droit et de tenter, à son profit, l’aventure deséchelles ; le voilà donc qui se met en campagnedès qu’il fait sombre, et, après avoir rôdé quel-que temps, trouvant toutes les places prises, il ar-rive enfin à une fenêtre à laquelle il aperçoit uneJuliette épiant d’un œil inquiet la venue de sonRomeo en retard. Notre homme croit l’occasionfavorable, s’élance audacieusement sur l’échelle,en franchit les échelons quatre à quatre, et, par-venu au dernier, va sauter dans la chambre....Tout à coup de bruyans éclats de rire se font en-tendre , on lui ferme brusquement la fenêtre seu-le nez, et le malheureux voit, au pied de l’échelle,trois grands gaillards qui se mettent en mesure delui couper la retraite; il veut fuir; saisi par desbras vigoureux, il se débat en vain, il est traînévers la fontaine publique; on l’y plonge et re-plonge à plusieurs reprises, et on ne l’en retire, àdemi-noyé, que pour l’enlacer dans un de cesgrands filets, à l’aide desquels se transporte le four-rage, et le suspendre, dans ce hamac d’un nouveaugenre, à l’un des arbres de la route. Il passa ainsi