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sourcilleuse qui a l’air de n’appartenir ni au cielni à la terre.
Du côté opposé , la contrée est toute différenteet présente un aspect moins sauvage et plus varié.L’horizon , bien moins circonscrit, embrasse lescantons d’Uri, de Glaris , ainsi que les principalessommités de celui des Grisons . Malheureusementles nuages qui s’étaient abaissés, me cachaientl’ensemble de ce magnifique tableau , et la chaînedes Hautes-Alpes n’était visible qu’en partie. J’a-percevais les neiges briller, çà et là, dans la ré-gion des nuages que perçaient quelques-unes descimes les plus élevées. La verdoyante vallée d’Al-torf, éclairée d’un rayon de soleil, apparaissait àmes pieds, à une immense profondeur, et le Bris-tenstock,et laWindgelle, dont les coupoles glacéesdominent au-dessus de ce monde de montagnes,me marquaient la direction de la vallée de lalteuss, que mon œil suivait, dans ses nombreuxcontours , jusqu’aux dernières sommités du Saint-Gothard .
Il se rattache à ces lieux une tradition propre àfaire connaître le genre d’imagination de ces mon-tagnards , que certains voyageurs voudraient nousdonner pour une race toute poétique, appelée àrenouveler les riantes et ingénieuses fictions de la