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cita des vers «à la louange de la liberté , de l’éga-lité et de la fraternité, nouvellement importées deParis, et l’on but à la république helvétique , uneet indivisible. Ce toast ne lui porta pas bonheur,ear , après avoir traîné , pendant quatre ans , autravers des séditions, une existence odieuse à tousceux qui ne l’exploitaient pas à leur profit, elletomba, et l’acte de médiation « cette planche desalut dans le naufrage » y mit fin à la satisfactiongénérale en i8o3.
En côtoyant un rocher dont la base, offrant untalus moins raide, était ombragée d’une fraîchevégétation et tapissée d’une herbe épaisse, j’enten-dis un bêlement plaintif qui me fit tourner la tête;je distinguai deux chevreaux, perchés sur l’angled’une grosse pierre et suivant tristement de l’œil,mon bateau qui s’éloignait. Ne voyant là ni habi-tation , ni étable, je demandai à qui appartenaientet d’où venaient ces animaux abandonnés ainsià eux-mêmes; les bateliers m’apprirent qu’ilsétaient à un paysan de Fluelen , propriétaire dece coin de terrain, sur lequel ils sont condamnésà subir un exil temporaire; ils y vivent dans l’a-bondance , mais emprisonnés , d’un côté, par leseaux du lac, de l’autre, parla paroi infranchis-sable du rocher; ces petits Robinson à quatre