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occasion importante, avec mon défaut de réflexionhabituel; que cet homme était un vieillard, en-core assez vert, à la vérité, mais que son âge merendrait inutile, s’il m’arrivait de me trouver dansun de ces mauvais pas, dans une de ces circons-tances difficiles où toute l’audace et toute l’agilitéd’un jeune homme ne sont pas de trop. Ces con-sidérations ne m’ébranlèrent pas, et puis je venaisde souper, et il me répugnait, en un pareil mo-ment , de faire perdre à ce pauvre diable sa sub-sistance de tout l’été, sur laquelle une promesselui avait donné le droit de compter. C’est unevérité humiliante, mais je crois
<c Qu’on 011 vaut mieux après qu’011 a mangé. » «
L’auteur du Voyage Sentimental a dit l’équiva-lent avant moi. Je me décidai donc à garder monsexagénaire, et je n’eus pas lieu de m’en repentir,car c’était bien la plus honnête créature et le plusdivertissant bonhomme qui eût jamais grimpéune montagne. Il avait été soldat au service detrois ou quatre puissances et en était revenu unparfait cosmopolite. Il regrettait infiniment legrand Napoléon , fameux oainquére , qui avaitmisla profession fort en honneur et l’avait rendue